27 juin 2009
Lecture sensuelle
Je vous parlais dernièrement de mes lectures érotiques, et de la déception qui fût la mienne à la découverte de l'anti-Justine.
Le livre que je viens de refermer me l'a fait très vite oublier: Gamiani, ou deux nuits d'excès est un ouvrage attribué à Alfred De Musset. Attribué car il subsiste une part d'ombre autour de ce ravissant récit libertin. George Sand y aurait également contribué. J'ai eu quelques difficultés à me le procurer. Bien que souvent réédité, il est introuvable en librairie (pour l'instant, en tout cas!) Je l'ai déniché sur un site bien connu, où des particuliers comme des professionnels vendent tout et n'importe quoi. En l'occurence, ce ne fût ni l'un, ni l'autre, mais un exemplaire de 1976 du précieux livre. La photo que vous voyez là ne correspond pas à mon exemplaire. Je l'ai choisie en raison des gravures qu'elle représente. Dès l'origine, Gamiani comportait des gravures érotiques comme celles-ci. Au fil du temps, de nouveaux artistes ont traduit de leur crayon les mots sulfureux de Musset.
Je me suis laissée envahir par la volupté et la sensualité qui se dégagent tout au long du récit. Le verbe est élégant, jamais vulgaire, et pourtant ô combien précis!
Par une nuit d'excès, un homme vole l'innocente vertu d'une jeune fille, mais il doit la partager avec une autre femme, Gamiani. Au petit matin, un sentiment de culpabilité l'étreint, mais la jeune fille semble ne rien regretter de sa nuit de débauche. Bien au contraire...
Son amant amoureux assiste impuissant au redoutable travail de séduction de la Comtesse. Très vite, il comprend qu'il ne pourra pas la retenir, que les caresses de sa rivale surpasseront toujours les siennes aux yeux de celle qu'il aime. Gamiani enflamme par ses récits passionnés. Elle est l'excès, qu'elle pousse à son paroxysme au bout de la deuxième nuit, au bout de sa folie...
Gamiani ou deux nuit d'excès est un livre flamboyant, qui je l'avoue, a fait naître en moi un étrange désir...
22 juin 2009
AmBIvalence
Tout avait commencé par une annonce, sur un site spécialisé. Longtemps, elle avait hésité sur le profil idéal, mais comme elle désirait orchestrer la rencontre, c'est tout naturellement qu'elle s'était orientée vers la recherche d'un soumis. Elle se savait difficile, exigeante, et surtout, elle ne voulait pas d'un homme sans envergure. Il lui fallait trouver quelqu'un qui soit à la hauteur de son amant... car ce n'était pas pour elle qu'elle cherchait...mais pour Lui!...
De leurs jeux un peu fous était né un désir, tout aussi fou: celui de le posséder. Petit à petit, elle avait pris de l'assurance et un certain plaisir à s'occuper de ses petites fesses. Elle s'était laissée aller, portée par ses envies. Elle les avait caressées, flattées...fessées, étonnée de tant de volupté. Puis elle les avait écartées, dénichant ainsi ce qui allait devenir sa gourmandise. Encouragée par la docilité de son amant, elle était devenue de plus en plus curieuse, allant même jusqu'à le fouiller sans ménagement.
Il lui fallut l'admettre, il n'en tirait d'autre plaisir que celui de s'offrir à celle qu'il aimait, pour le bonheur de la sentir s'enflammer. Cela, elle l'avait compris très vite, et c'est d'ailleurs ce qui l'excitait tant: qu'un homme fasse fi de sa pudeur et qu'il se donne, sans condition, en toute confiance. Elle découvrit alors un sentiment nouveau de toute puissance. Ses exigeances se firent de plus en plus pressantes, de plus en plus pénétrantes. Plus elle demandait, plus il se donnait...et elle le voulait, Lui. Elle voulait le posséder, comme un homme possède une femme. Elle voulait s'accrocher à ses hanches, ses épaules. Elle voulait qu'il gémisse à chaque coup de boutoir. Elle voulait qu'il se sente femme, l'espace d'un instant de folie. Comme s'ils devaient partager tout, pour fusionner jusque dans leurs moindres frissons, elle voulait ressentir le feu qui l'animait lorsqu'il la fourrageait avec rage.
Et tout naturellement, elle lui dit un jour:
- Tu sais..tous ces jouets ne remplaceront jamais un sexe d'homme!
Il était resté un instant interdit, n'osant comprendre ce qui pourtant, s'imposait déjà dans son regard.
- Moi, je veux que tu ressentes le plaisir que tu me donnes, quand tu me pénètres. Que tu sentes la chaleur, la douceur...la rigidité d'un sexe d'homme entre tes fesses!
- Je ne sais pas si... je n'aime pas le hommes, je...
- Je ne te demande pas d'aimer les hommes! je veux qu'un homme te déflore, qu'il te pénètre sans ménagement, aussi longtemps que je le lui demanderai...car c'est moi qui le dirigerai...il ne sera qu'objet de plaisir...oh oui! plus j'y pense et plus j'en suis sûre! Mon amour...
- Je ferai ce que tu voudras. Je me donnerai à Toi, à travers lui. Je ne verrai que Toi...si c'est ce que tu veux, alors j'accepte, pour être à Toi.
Pas un instant, elle n'avait douté de sa réponse. Mais le trouble de sa voix avait secoué tout son corps d'un long frisson et son écho avait accompagné sa jouissance, le soir venu...
Le lendemain, elle avait rédigé l'annonce...les réponses ne s'étaient pas faites attendre...
15 juin 2009
Déception
J'ai toujours aimé la littérature érotique. Adolescente, profitant de l'absence de mes parents, je fouillais dans la bibliothèque paternelle pour trouver quelque ouvrage licencieux mal caché, au demeurant toujours bien choisi! S'en suivaient des heures de lectures coupables mais ô combien délicieuses, pendant lesquelles je serrais si fort mes cuisses que je jouissais sans même me toucher! Il ne l'a jamais su, mais mon père a contribué malgré lui à mon éveil érotique!
Puis je suis devenue plus curieuse. L'interdit m'a toujours attirée. Alors j'ai lu les oeuvres majeures du Divin marquis, Donatien Alphonse François de ses prénoms. Elles ne m'ont pas laissée insensible. Elles m'ont confortée dans le sentiment que j'avais d'un désir naissant pour la soumission. A moins que ce soit ce désir naissant qui m'ait poussée à vouloir lire Sade?...peu importe!
Le verbe a pour moi une importance capitale dans l'acte amoureux. Un mot, judicieusement choisi, prononcé sur le ton qui convient, au moment opportun, peut déclencher chez moi une jouissance des plus vives... mais là n'est pas tout à fait le propos...
Internet a grandement facilité ma recherche de livres anciens, de proses secrètes... et j'ai découvert récemment l'existence de Restif De La Bretonne. Attirée par le titre 'L'anti-Justine", j'ai aussitôt commandé ce livre et commencé ma lecture...
Ce cher Restif était contemporain de Sade, qu'il haïssait par dessus tout. Et c'est en réaction à la parution de Justine qu'il se lança à son tour dans l'écriture de cet ouvrage. Il travaillait au Ministère de la Police, et il se peut qu'il soit à l'origine de la dernière arrestation de son ennemi juré. Il se disait outré par les écrits de celui qu'il ne nommait que rarement par son patronyme, préférant n'utiliser que "Dsds" pour parler de lui.
Mais la lecture de son livre m'a déçue. Pourtant, le style des premières pages, me faisant plonger dans le verbe désuet des siècles passés, me plut beaucoup...mais je fûs vite désanchantée...
Restif écrivit un jour " blasé des femmes depuis longtemps, la Justine de Dsds me tomba sous la main. Elle me mit en feu; je voulus jouir, et ce fut avec avec fureur: je mordis les seins de ma monture; je lui tordis la chairs des bras... honteux de ces excès, effets de ma lecture, je me fis à moi-même un Erotikon savoureux, mais non cruel, qui m'excita au point de me faire enfiler une bossue-bancroche, haute de deux pieds. Prenez, lisez et vous en ferez autant"...
Modeste, n'est-ce pas? Sachez que je suis restée de marbre, tout au long de ce répétitif récit de 250 pages. Et encore! nous ne connaissons qu'un tiers de l'anti-Justine! Car l'auteur en avait écrit bien plus! Mais le changement de régime et son ambition personnelle eurent raison de sa supposée audace: il fallait rentrer dans le rang, sous peine de rejoindre le cachot laissé vide de son meilleur ennemi!
Ce livre est à mon sens une concentration d'hypocrisie, écrite d'une plume sans talent, de la main d'un homme pervers et jaloux... mais cela n'engage que moi, et j'ai conscience que mon jugement peut sembler sévère. Il l'est, à la mesure de ma déception. Car j'attendais de ce livre ce qu'il promettait! des récits érotiques, prompts à faire lever les vits et mouiller les chattes. Pour les premiers, je ne sais, mais pour les secondes...si les écrits de Sade avaient su enflammer Restif, ceux de Restif ont laissé la mienne de glace!
La pauvreté du vocabulaire est fatigante: Le sexe masculin n'est jamais appelé autrement que "vit" et celui des femmes est invariablement appelé "con". On enconne, on déconne aussi, forcément, et là, ça prend tout son sens! On encule et on décule (là, c'est moins drôle), parce qu'il faut bien varier les plaisirs et pour tout dire... on s'emmerde (oh non! pas ça, s'il vous plait! zavez pas honte!)
Et le tout...en famille... Héééé oui! c'est là où le bât blesse! Car Restif de la Bretonne, s'il trouve déshonorant de mordre les seins de sa "monture"( quel con, si ça se trouve, elle aimerait ça!), trouve en revanche charmant d'enconner copieusement ses filles, dès 13 ans, de les vendre, de leur faire des enfants, qu'on projette déjà d'enconner à leur tour avant même leur naissance si c'est une fille...et d'enculer si c'est un garçon, of course! On fait avec ce qu'on a!... Sans compter que l'homme devait avoir un sérieux complexe d'infériorité, parce qu'en matière de mesure...il était plutôt dans la démesure! Lui, ce qui le faisait bander, c'est des sexes si énormes qu'ils condamnaient les pauvres pucelles à une mort certaine si toutefois ils parvenaient à les pénétrer!...
Je m'arrête là, car je sens que mes arguments sont exclusivement à charge. J'ai beau remettre cet ouvrage dans le contexte historique; je coince! Car même si je faisais l'effort d'occulter le caractère incestueux des relations, il ne resterait alors que de bien pâles scenarii tout juste bons à faire mouiller une première communiante. En conclusion, je dirais que je ne regrette pas d'avoir lu ce livre...et je dis enfin qu'il y a une justice... car qui se souvient aujourd'hui de Restif De La Bretonne?...
11 juin 2009
Vice(s) Versa (suite)
Pour une meilleure compréhension, il convient de commencer votre lecture par le début de l'histoire, à savoir "Les délices de l'excès", et de poursuivre dans l'ordre chronologique (soirée de présentation...) . Cela dit...faites comme il vous plaira!
***
A l'endroit indiqué, sur l'étagère, je trouve une boîte que j'ouvre aussitôt...il est bien là, mon nouveau jouet! Je prends le temps d'en apprécier la forme, la taille, la texture. Il est parfait! Plus confortable que celui que nous avons déjà...et surtout, je n'ai pas besoin de Lui pour m'"équiper". Sans précipitation, je règle les sangles, ajuste les réglages, jusqu'à ce qu'il fasse corps avec moi. Quelle sensation étrange! Me voyant ainsi, je me dis que mon corps de femme me convient parfaitement!...pourtant, il me faut admettre que ce sexe bandé que je tiens à présent dans ma main me donne un sentiment de puissance assez troublant.
C'est ainsi harnachée que je m'en vais le retrouver au salon. Il n'a pas bougé. Il est beau ainsi, offert, à 4 pattes, docile et patient. Avant de me voir, il me demande si j'ai trouvé ce que je cherchais!
- Ah oui! J'ai trouvé! Regarde! Il me va très bien! Tu ne trouves pas?
- ... si...il te va bien.
- Mais?!...qu'est-ce que c'est que ça?! tu as retiré tes pinces?
- Oui, elles étaient posées de travers et elles me faisaient trop mal
- C'est vrai qu'elles étaient de travers... mais j'aurais aimé que tu me demandes la permission!
- ...
J'avoue qu'aujourd'hui encore, je m'étonne de cette clémence! Trop excitée à l'idée de m'occuper de son petit trou, je n'ai rien dit de plus....mais à cet instant, je sais qu'il n'y aura pas de prochaine fois: s'il devait à nouveau prendre ce genre d'initiative, il lui en cuirait!
Je me suis approchée de la boîte à délices, et j'ai choisi un des plugs. Ni trop fins, ni trop gros. Puis je suis venue me placer derrière lui, et je me suis laissée aller à ma douce folie.
J'ai longuement caressée ses jolies fesses. Ecartant ses monts émouvants, j'ai exploré l'étroit sillon. Je m'y suis attardée, irrésistiblement attirée par le coeur de la cible...
- détends-toi mon amour! ouvre-toi!...
Ma langue, tantôt rampante, tantôt inquisitrice se faisait de plus en plus gourmande, audacieuse. Et sous ses assauts, je sentais ses défences lentement renoncer. J'ai glissé un doigt pour ouvrir le passage, avec délicatesse. Quel délice, que de sentir son anneau se resserrer!
- Chut!... laisse-toi aller! on a tout notre temps!
- Oui, doucement...
Il est tellement émouvant!...Je sais que lorsqu'il s'offre comme ça, il le fait pour moi. Pour le plaisir de me voir, me sentir excitée. Je sais aussi que malgré la confiance et l'amour qu'il me porte, cet acte de soumission extrême lui fait toujours un peu peur...et je dois admettre que c'est aussi pour ça que ça m'excite!
Mon doigt coulisse maintenant sans difficulté, dans la douceur satinée de ses entrailles. Je le lui fais lécher, avant de le pénétrer à nouveau, sans hésitation.
- Oh! mais c'est bien! regarde comme tu t'ouvres! mon doigt entre et sort si facilement!...alors...là!...voilà! Deux doigts, c'est mieux, n'est-ce-pas?
- Oui! c'est bon!
Un troisième, puis un quatrième doigts l'ont défloré, tandis que mon appétit allait croiçant. Longtemps, nous avons joué ainsi. Il était à moi, autant que j'étais à Lui, et nous faisions l'amour, tout simplement...
Il reprît doucement l'initiative, en m'invitant à m'allonger sur le tapis, pour qu'il puisse s'empaler sur moi. Faisant cela, il me fît un magnifique cadeau:
Il m'offrait ses yeux...Il m'arrive si souvent de le chevaucher ainsi! Dans ces moments là, je ne m'appartiens plus car souvent, je jouis instantanément...là, il m'offrait de voir ce qu'il ressent en pareille circonstance! J'étais bouleversée d'émotions! C'était si fort! J'étais là, immobile, je le regardais, fascinée et aimante. D'instinct, mes doigts ont pincé ses seins et ses soupirs ont eu raison de moi. Aussitôt, j'ai détaché les lanières de cuir et me suis débarrassée de ce sexe devenu encombrant. Je lui ai ouvert mes cuisses, pour qu'il pénètre mon ventre, pour qu'il m'inonde...et les ongles plantés dans ses chairs, j'ai joui avec lui...
09 juin 2009
Vice(s) versa
Pour une meilleure compréhension, il convient de commencer votre lecture par le début de l'histoire, à savoir "Les délices de l'excès", et de poursuivre dans l'ordre chronologique (soirée de présentation...) . Cela dit...faites comme il vous plaira!
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Le paradoxe, ou la clé, c'est que l'affirmation de notre volonté est le fondement de notre esclavage, tandis que notre soumission est la condition de notre liberté. Arnaud Desjardins
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Les pas se rapprochent. Lorsque je me retourne, il est là, il me sourit... avec ce sourire qui me désarme, mélange de douceur et d'espièglerie, relevé d'une pointe de défi.
- Oh! laisse moi te regarder!...
Je m'écarte de lui, le contemple. Sa tenue a radicalement changé. Depuis le départ de nos amis, depuis que j'ai repris mes esprits, quelque chose a changé. Je sais qu'il faut beaucoup d'énergie, de concentration, pour offrir à l'autre les délices de l'abandon. La soirée, la nuit nous appartiennent à présent, et il est temps pour moi de savourer d'autres plaisirs, plus secrets, plus cachés. Lui s'est relâché, détendu...enfin presque...
Un déshabillé de satin noir cache le bustier qui recouvre sa poitrine, mais ne dissimule en rien la jolie érection de son sexe laissé libre. La finesse de ses jambes, rendues si douce par l'épilation, est mise en valeur grâce à des escarpins à talons hauts. Je suis émue par la beauté de mon bel Adonis. Je le serre dans mes bras, caresse son visage, baise sa bouche, avant de me laisser glisser pour toucher ses jambes, remonter mes mains vers ses fesses musclées, et enfin écarter un peu les pans du déshabillé.
Aussitôt, son sexe apparaît, fièrement dressé, et je ne résiste pas à l'envie de le goûter encore, de l'engloutir, l'aspirer, le câliner...mais pas question de le laisser jouir déjà! Reprenant une grande inspiration, je me remets quelques instants aux fourneaux, pendant qu'il dresse la table.
Et nous dînons ainsi; moi, toujours en corset, et Lui, vêtu de manière à ce que je n'ignore rien de sa volonté de s'en remettre à la mienne. Nous savourons mets fins et grand vin à la lumière douce des bougies. Je m'efforce de prendre mon temps, mais la perspective de ce qui va suivre m'ouvre un appétit d'une autre nature... Désireux de me servir, il est attentif et se lève au moindre besoin, débarasse la table, se fait câlin.
J'aime particulièrement ces instants de tension qui précèdent nos moments d'excès. Le désir monte, et je me plais à le dompter. Ma voix reste douce mais mes intonnations se font plus fermes. Après un passage à la salle de bain pour me rafraîchir, je le retrouve devant la cheminée, où il a installé le grand tapis moelleux et des photophores. Seul un air classique et le crépitement du feu résonnent dans la pièce. Il m'attend. Tout près de là, il a disposé notre boîte à délices, boîte à supplices...il est à moi!
J'ai d'abord envie de tendresse, de douceur...je caresse sa peau, mords son cou. Dans ces moments, je me retiens, je pourrais être sauvage, le mordre jusqu'au sang, juste pour le plaisir de le goûter, de le boire, lubrique vampire de nos nuits de frénésie bacchanale. Mais c'est sur la pointe de ses seins qu'il préfère mes morsures. Dévoilant délicatement une épaule, je dégage le gracile téton de son écrin de satin, avant d'y imprimer cruellement mes dents...aussitôt, il gémit, et son sexe se redresse encore.
- tu aimes, hein? Tu aimes ça quand je les maltraite?
- Oh oui ma Divine, encore! ils sont à toi!
- Oui! je sais! te voilà femelle à ton tour! Tu es à moi!
Et disant cela, je tire, pince, tords ses seins de toutes mes forces. Sa bouche s'ouvre sur un cri étouffé, il cherche de l'air...ça ne fait que commencer!
- Allonge toi! sur le dos!
Pendant qu'il s'exécute, je vais chercher les pinces aux longs poids en goutte d'eau...celles-là même que j'ai probablement portées tout à l'heure. Debout, je l'enjambe, et viens me placer au dessus de son visage...puis doucement, je m'accroupis, jusqu'à m'asseoir sur lui, jusqu'à enfouir son nez, sa bouche dans mon sexe. Aussitôt, il me lèche, docile, en veut encore...
- oh oui, laisse toi aller! écrase moi! étouffe moi dans ta chatte! tu sais que je l'aime, qu'elle me rend fou!
- Chut!...Tout doux!
Il convient de maintenir une certaine frustration, pour goûter au plaisir exquis d'entendre sa voix me supplier! Je ne m'en lasse pas! Lorsqu'il me supplie, c'est comme si une vague roulait dans mon ventre. Une vague de désir, qu'il me faut encore contenir....
Je pose sur ses seins les pinces qui vont meurtrir ses tétons le temps de mes caresses... car j'ai envie de le lécher! Mais une fois encore, je ne m'attarde pas trop, et alors que j'embrasse sa bouche, je le surprends en train de se masturber frénétiquement! Je me saisis de la cravache et me redresse vivement pour faire cesser son petit jeu.
- ça suffit! t'ai-je autorisé à faire ça?
- non, Maîtresse, tu ne m'as pas autorisé!
- non! alors à 4 pattes, tout de suite!
Obéissant, il se met en position et je le chevauche, m'assayant sur la cambrure de ses reins, caressant ses fesses délicatement de la langue de cuir... Lorsque je me relève et que je suis à sa portée, il frotte son visage sur ma jambe, et embrasse mes pieds... je caresse ses cheveux, mais il lui faudra tout de même expier son audace au feu de la cravache.
Lentement, je le contourne, prenant toujours soin de la laisser glisser sur sa peau...
- oh! Qu'il est beau ton petit cul, mon amour! je crois que tu peux oublier tes poils! dorénavant, c'est comme ça que je te veux!
Il ne dit mot. Je le caresse, le palpe, le pétris....avant d'abattre enfin le premier coup sec.
- Il faudra que tu apprennes à être plus obéissant! je ne peux pas accepter ça!
- Oui. Pardon Maîtresse
- mmm, un peu facile, ça! Moi, je veux que tu t'en souviennes!
Les pinces, placées lorsqu'il était allongé sur le dos, pendent à présent, en tordant la pointe de ses seins, ajoutant encore à la douleur.
Je ne compte pas les coups de cravache. Je varie l'intensité, je me laisse griser. Je veux les voir rougir de honte, ces jolies fesses!
Et lorsque je la pose, c'est pour le fesser à main nue, écarter ses rondeurs, pour dévoiler la cible...ultime gourmandise...
- Oh! Quel joli trou que voilà! Laisse moi le goûter! Cambre-toi bien!
Ma langue se darde, pour pénétrer au plus intime. Je le savoure, inlassablement. Je m'enflamme!
- Il manque quelque chose dans la boîte à malice!
- Qu'est-ce que tu cherches?
- A ton avis?!
- ... dans la chambre...sur l'étagère, en haut, à gauche...
- Bien! ne bouge pas! je reviens!....
08 juin 2009
Soirée de présentation 2
En renversant ma tête en arrière, j'aperçois juste la pointe de leurs chaussures. C'est tout ce que je verrai d'eux, alors que je ne leur cache rien.
Il a du aller s'asseoir à côté de nos amis car sa voix est plus lointaine. Elle trahit à la fois son excitation et son émotion.
- Continue de te caresser! je ne t'ai pas dit de t'arrêter! Offre nous ton plaisir... Laurence, un petit mot d'encouragement?
Je reste interdite: ils ne devaient pas me parler. Je ne devais rien savoir d'eux, et voilà qu'il l'appelle par son prénom! Son compagnon aussi, d'ailleurs, mais j'ai oublié le sien, sans doute dans la bouffée d'émotions qui a suivi ma surprise...
Eux aussi, semblent surpris, car ils ne disent rien, comme s'ils craignaient de rompre un pacte. Il est si...dominant! Il m'avait dit que les règles avaient été clairement établies, et que lui seul avait imposé ses conditions, à prendre ou à laisser. Visiblement excités par la proposition, ils avaient accepté le silence qu'il leur imposait, et voilà qu'il leur demandait à présent de "m'encourager"...
J'entends quelques murmures, puis
- non? Laurence? que pensez-vous de ma belle?
- magnifique! et très surprenante!...
- et vous ? n'est-elle pas excitante?
- Très excitante!
Mon coeur fait des bonds dans ma poitrine. Ces deux voix inconnues me font prendre davantage conscience de mon impudeur. Je ne dis rien. Mes caresses me font gémir.
- Viens! passons à autre chose... suis moi...
Comme lors de mon entrée, je m'accroche à sa main, comme si elle seule me retenait à la vie, me sauvait d'une noyade certaine dans cet océan d'émotions vives.
- suivez-moi aussi, je vous en prie! Nous allons examiner de plus près cette ravissante petite chatte...Installe-toi...oui, c'est la table. Allonge-toi sur le dos... voilà. Replie tes jambes, comme ça...c'est bien. Ecarte les bien.
Délicatement, il glisse sous ma tête un coussin de satin. Me voici dans une position proche de celle d'une auscultation gynécologique, les étriers en moins. Il a positionné mes mains pour que je tienne les rebords, de chaque côté de la table.
- voilà! parfait! Approchez! Savez-vous ce qu'elle aime, ma petite femelle? Elle aime que je l'examine, en profondeur! et je suis sûre qu'elle a très envie que vous regardiez avec moi! ... pour cela, je vais enfoncer le spéculum....et je vais l'ouvrir, l'ouvrir encore.
Cette fois, je perds pied. Je me sens totalement offerte. Il faut que je décroche, que je me laisse aller, que j'oublie ces regards posés sur mon intimité...pourtant, ce sont eux qui m'excitent, autant que la situation! Difficile d'admettre cette troublante évidence! et pourtant, inutile de la nier... J'entends les pas sur le parquet. Ils sont tout proches. Je sens que je m'ouvre, inexorablement.
- Laisse toi aller ma belle! ouvre-toi! détends toi!
Oui, je m'ouvre, pour lui, parce que je me sens sienne, comme jamais jusqu'ici. Parce que je l'aime, pour son audace. Pour ces instants qu'il m'offre, pour la délicatesse de ses gestes, pour sa douce folie...et tant d'autres choses encore!...
- Voilà! te voilà grande ouverte....tu sens mes doigts?...oui! tu ondules! tu aimes quand je te touche, "là"!
A l'instant où il prononce ces mots, il appuie sur une zone sensible, qui m'arrache un gémissement de plaisir.
- Oui ma belle! Tu vois, je te connais bien! attends...je vais chercher encore quelque chose, je reviens...
Oh non! voilà qu'il recommence! Mais là, c'est pire encore! Il a laissé le speculum en place, et la tension est montée d'un cran. Je ressens l'excitation de mes voyeurs. Ils se frôlent... ils tournent autour de la table. Et puis soudain, des pas frappés sur le parquet, qui me font sursauter...effet escompté. Je crois que c'est l'homme, qui profite, s'amuse de la situation. Je me mets à réfléchir, à me demander qui ils peuvent bien être mais je ne trouve pas la réponse...pourtant, j'ai acquis une quasi certitude: dans ce couple, c'est lui qui domine. Perdue dans mes pensées, j'en oublie de m'impatienter, et le voilà de retour...
- Tout va bien?...oh oui! tout va bien.
Il me semble qu'il a pris place sur une chaise, entre mes jambes. Je n'ai pas le temps de me demander ce qu'il a bien pu aller chercher: il vient d'enfoncer dans mon sexe ouvert par le spéculum, un vibromasseur qu'il actionne aussitôt. Les vibrations irradient tout mon ventre. Il s'amuse à le faire cogner contre les parois métalliques. Les sensations sont intenses, délicieuses. Je ne tiens plus en place, mon souffle se fait court...je jouis...sans retenue, criant, gémissant, envoyant au diable les interdits, oubliant toute pudeur...je ne suis que jouissance.
Ravi, il fait durer mon plaisir, jusqu'à ce que je saisisse sa main, que je demande une grâce qu'il m'accorde...pour un temps seulement. Je sens alors la tension du spéculum se relâcher, avant qu'il ne le retire.
Mais il n'a pas l'intention de me laisser reprendre mes esprits, et poursuit aussitôt:
- et si nous visitions maintenant son petit trou? qu'est-ce que tu en dis?...
- ...
Rien! je n'en dis rien! pétrifiée, toujours dans un état second, je me sens offrande, sur l'autel des plaisirs libertins, et j'adore ça...voilà, c'est dit...il fallait que ce le soit. Car il convient d'identifier ses désirs, de les nommer, pour mieux en jouir!
- Voyez-vous ce bel outil? il va nous permettre d'ouvrir bien grand son petit cul!
Joignant le geste à la parole, il enfonce à son tour un speculum d'un autre genre, et une fois encore, je m'ouvre, pour satisfaire ses désirs, pour mon plaisir. Nos amis s'approchent, regardent, je le sens, j'en suis sûre.
Comme ils semblent très excités, je suis "libérée" assez rapidement.
- Viens ma chérie, allons nous asseoir. Je crois que nos amis ont besoin qu'on les laisse s'amuser un peu.
Docile, je le suis jusqu'au salon. Il prend place dans le fauteuil et m'invite à m'asseoir à ses pieds, contre ses jambes. Ses mains me caressent, sa voix me murmure des mots doux, des mots tendres. Il m'offre de partager son verre de vin doux. Je suis bien!
- Ah...attends...je crois que nos amis préfèrent nous quitter... ne bouge pas, je vais les raccompagner.
J'entends à travers la porte d'entrée qu'ils échangent quelques mots sur un ton très "amical", et quelques instants plus tard, il ôte mon bandeau et me prend tendrement dans ses bras.
- Tu as été parfaite ma chérie. Je suis fière de toi. Ils t'ont trouvée tès belle et ils ont regretté de ne pouvoir te toucher. Mais je ne voulais pas. Pour une première fois, tu t'es bien comportée... Tu vois, ils sont très corrects: je leur avais dit une heure, et ils n'ont pas attendu que je les invite à partir...mais (riant) je peux te dire que leur nuit va être très agitée!
Alors seulement, il me dévoile leur identité.... J'avais bien pensé à eux, mais ils ont brouillé les pistes en changeant les prénoms, et je n'ai pas reconnu leur voix. Je ne m'étais pas trompée: A est bien soumise. Et ce soir, il y a fort à parier pour que son amant, frustré par cette heure de voyeurisme contraint, ne se défoule sur ses jolies fesses! Moi, trop émue par ce que je venais de vivre grâce à lui, je lui ai simplement murmuré "merci".
Il était déjà tard, et nous n'avions pas encore dîné. Innocemment, je lui ai demandé d'aller se changer pendant que j'allais préparer le repas. Je reprenais lentement mes esprits, et même si je savais que la nuit était loin d'être terminée, je ne m'attendais pas à la surprise qu'il allait me faire...
Alors que tout était presque prêt et que nous allions passer à table, j'entendis ses pas approcher...le son était différent...la démarche lente, mal assurée...aussitôt, je compris...
04 juin 2009
Soirée de présentation (suite des délices de l'excès)
Suis-je réellement prête? l'est-on jamais? Non, définitivement, ce n'est pas le mot qui convient. Je suis fébrile, émue... j'ai le trac. Apparaître nue devant quelqu'un qui restait habillé a longtemps été pour moi source de trouble intense, qu'il m'a fallu dompter, ne serait-ce que pour accepter d'être visitée par un médecin... mais là...
Il m'en a trop dit, ou pas assez. Mais chaque mot a été prononcé dans le but précis de me déstabiliser, tout autant que de m'exciter. Je le sais bien, il se joue de mes émotions, qu'il contrôle mieux que moi-même. Le silence est absolu dans le salon. Un dernier passage devant le grand miroir de la salle de bain me renvoie l'image d'une autre... celle que je vois se tient droite, la taille serrée à l'extrême dans un corset, sa poitrine se soulève au rythme endiablé de son coeur affolé mais elle ne cille pas. Son regard est déterminé. Je me dis qu' "Elle est prête". Elle souligne ses lèvres avec un rouge sang, elle noue ses cheveux...
Je l'attends. Je tente vainement de percevoir des mots, des murmures, des chuchotements, de l'autre côté de la porte, mais seul le silence me revient. Au moment où j'allais frapper à la porte, comme il me l'avait demandé, elle s'ouvre sur lui. Il vérifie que j'ai bien posé sur mes yeux le bandeau de satin noir, ajuste le collier à mon cou, et satisfait de son oeuvre, me prend la main pour me faire entrer dans le salon.
C'est comme si je sautais du haut d'une falaise. Je voudrais hurler ma peur mais mes cris restent muets, prisonnier de ma gorge nouée. Je m'en remets à lui, corps et âme livrés, je le suis.
Viens là, ma belle, suis moi...là... tourne toi, montre-toi à nos amis...
Je sens son corps, collé dans mon dos, et ce contact suffit à me rassurer. Il est là, rien ne peut m'arriver. Il me protège.
Voici Chimères... Chimères n'est pas seulement ma femelle docile, ma douce petite pute...elle est la femme que j'aime, mon Unique, ma Divine, celle qui me rend fou,celle dont je suis fier... elle est la femme de ma vie.
Jamais il n'avait prononcé ces mots crus en dehors de nos étreintes enflammées. Ils me désarçonnent, me font rougir, et contre toute attente, me troublent énormément. Et puis...Il a dit ces autres mots, avec une telle douceur, une telle émotion dans la voix que j'ai envie de le prendre dans mes bras, de le serrer contre moi... mais il ne m'en laisse pas le temps. Ce soir, inutile d'espérer reprendre la main. Il tient les rênes d'une main de fer. Il mord mon cou, frotte son sexe contre mes fesses. Je le sens dur à travers son pantalon. Doucement, il murmure des mots doux à mon oreille, avant de me demander
- es-tu prête à tout?
- oui
- Vraiment? à tout?...
- Oui, pour Toi, oui. Je ferai ce que tu voudras
- mmm voilà qui est bien! ... tu sens comme je bande pour toi ma belle?... si tu es sage, tout à l'heure, tu pourras me sucer devant nos amis...mais pour l'instant... tourne-toi! Oui, comme ça, approche toi d'eux! qu'ils te voient; penche-toi en avant! écarte bien tes jambes...encore!... mieux que ça! Car voyez-vous, ce que ma belle adore, c'est qu'on s'occupe de son petit trou!
Je voudrais lui dire "tais-toi, je t'en prie", mais je ne dis rien. D'ailleurs...mon corps ne semble pas en accord avec ma raison: malgré la jouissance qu'il m'a offerte à plusieurs reprises depuis mon arrivée, mon ventre palpite à nouveau. Un désir, né d'une source jusqu'alors inconnue, est en train de prendre possession de mes sens. Mélange de honte et d'excitation, d'audace et de peur, d'exhibitionnisme et de pudeur piétinée. Contraste des sensations.
- C'est bien...écarte-moi ces fesses! montre nous comme tu aimes te livrer!...mais dis-moi... est-ce normal, de se montrer comme ça? Tu n'as pas honte?!
- Oui, c'est normal. Parce que tu en avais envie. Non, je n'ai pas honte. Je le fais pour toi.
Ma voix est faible. Je voudrais qu'elle ne soit entendue que de lui. La sienne est ferme, assurée. Manifestement heureux de ma réponse, il m'enlasse et m'offre sa langue pour un baiser plein de fièvre.
-oui...mais toi aussi, tu en avais envie... regarde! regarde comme tu mouilles! lèche mes doigts...encore...
Toujours cette envie de le supplier de se taire, et toujours mon silence en guise de supplique... mais même ce silence, il veut me le voler. Il sait combien certains mots franchissent péniblement mes lèvres, alors...
- oui, tu mouilles parce que tu aimes montrer ton joli cul et que tu aimes que je....?
- Oui...
- Que je...?
- ...
- alors?!...dis-le!... que je...?
Impossible de mettre de l'ordre dans mes pensées, je ne sais pas, je ne vois pas ce qu'il veut m'entendre dire...ou plutôt j'ai peur de savoir! Alors, s'approchant de mon oreille, il chuchote
- Que je t'encule!
- ... oui!
- Dis-le!
- (dans un souffle) que tu m'encules...
- encore! je n'ai pas entendu!
- Que tu m'encules!
- Désolé! avez-vous entendu ce qu'elle a dit? Non, n'est-ce-pas?
un double murmure semble répondre par la négative. Je suis tellement bouleversée par ce que je suis en train de vivre que je tremble sur mes jambes. C'est incontrolable. Je ne suis que frisson.
- tu vois, ma chérie, il n'ont pas entendu! allez, répète le bien fort.
- Oui, j'aime que tu m'encules!
- Voilà! c'est bien!... mais, tu te souviens, je te dois une petite punition!
- ...
- Es-tu arrivée à l'heure tout à l'heure?
Je souris, outrée par sa mauvaise foi. Comment aurais-je pu arriver plus tôt?! alors, insoumise, je réponds
- oui
- Oui?!!!! oh! insolente avec ça!
Mes fesses payèrent le tribu de ce simple mot de trois lettres. Délicieusement, sa main s'abattît sans faiblir. Longuement, variant l'intensité de ses coups, il mit le feu à mes rondeurs impudiques. D'abord supportables, ils ne m'arrachèrent que des soupirs contenus. Mais il est Maître dans l'art de la fessée, et il sait trouver l'angle d'attaque qui appelle les cris. La main peut-être endolorie, il poursuivit la punition à la cravache, avant de lâcher
- attends un peu. Je te laisse en bonne compagnie...je vais chercher quelque chose...
Oh non, pas ça! Une fois encore, mes suppliques sont restées muettes, mais j'aurais voulu lui dire "ne me laisse pas! ne me fais pas ça!"... mais cela n'aurait rien changé! Parce qu'il sait très bien ce qu'il fait en disant et faisant cela! Et il fait durer l'absence. Je suis là, peut-être à moins d'un mètre d'un couple qui me regarde, et je m'offre sans pudeur à leur regard lubrique. Le silence de la pièce est assourdissant. Je n'entends que le frottement d'un vêtement...peut-être des jambes qui se croisent....et le vacarme de mon coeur dans mes tempes... oh, qu'il revienne! vite!...
- Bien! tu as été sage! Je suis allé chercher un effaceur... sais-tu ce que c'est qu'un effaceur?
- ... non!...
Pour toute réponse, je reçois sur chaque fesse le claquement à plat d'une large planche de bois. Content de son effet, il me dit "voilà! c'est ça, un effaceur! ton cul est bien rouge partout maintenant!"
- Redresse-toi! retourne-toi! Montre tes seins!
Reprenant place derrière moi, il pétrit mes seins, les tire, les malmène avec passion. Prenant les spectateurs à témoin, il les flatte, les mordille, avant d'y poser des pinces lourdes.
- je vais prendre un verre avec nos amis. Caresse-toi ma belle. Montre-nous comme tu aimes ça!
Là, dans ce mélange de sensations contradictoires et d'émotions intenses, je me caresse pour lui, simplement pour l'entendre dire
- Comme tu es belle! Je suis si fier de Toi!
Le temps n'existe plus dans ces moments-là... je ne savais pas encore qu'il avait d'autres projets...
02 juin 2009
Les délices de l'excès
Mon sac était prêt depuis la veille. A l'heure prévue, j'ai pris la route. Je n'ai pas vu le temps passer. J'étais si heureuse de le retrouver, que j'ai dompté mon impatience en écoutant de la musique dans la voiture. Et lorsqu'enfin nous nous sommes embrassés sur le parking devant son bureau, j'ai tout oublié: le manque, le temps, les autres. C'est comme si nous ne nous étions jamais quittés. Nous sommes allés faire les dernières courses pour notre dîner et nous sommes rentrés à la maison.
Quel bonheur de se retrouver là, dans ce que je ressens déjà comme mon "chez nous"! Sitôt la porte refermée, nous nous sommes enflammés. Nos baisers trahissaient notre impatience.
- Viens là, ma belle. Penche toi...
Je me rappelle... Il me l'avait dit... J'ai envie de ton petit cul! j'ai envie de le sentir, le lécher! dès que tu arriveras, je glisserai ma langue dans ton petit trou...
Le souvenir de ses mots me fait frissonner, rougir aussi. Mais à quoi bon protester? Il sait se montrer si persuasif! Et puis...pourquoi lui refuser ce que j'aime tant? Alors je me suis penchée. Comme il me l'a demandé, j'ai écarté un peu les jambes et il m'a goûtée, lappée, dévorée, avec toute la fougue de son désir.
Puis nos bouches se sont à nouveau trouvées, et j'ai partagé mes parfums à ses lèvres.
- Attends mon amour, il faut que... j'ai très envie de...
- oh non, viens! viens dans la salle de bain!
- non, tu es fou! c'est trop, j'ai trop envie!
- justement! viens! viens ma chérie...
Excès de ses envies, excès de nos folies... de toute ma hauteur, je lui ai offert la pluie dorée qu'il désirait. Elle a inondé son corps, sa peau, sa bouche. Il en voulait encore, toujours, et son regard éperdu d'amour me chavirait, me faisait oublier la décadence de cet instant. J'ai passé ma main dans ses cheveux, caressé sa joue, murmuré des mots tendres, avant de partager avec lui les plaisirs d'une vraie douche brûlante.
Quelques jours avant mon arrivée, je lui avais demandé quelque chose. Quelque chose qui ne souffrait aucune protestation. Je lui avais demandé d'acheter un pot de cire orientale...pas pour moi...pour lui.
Il avait été surpris, mais pas tant que ça, je crois: il me connait bien! A sa surprise, j'avais simplement répondu Je veux toucher la douceur de ta peau sans le moindre poil. Je veux épiler tout ton corps. Je déteste le rasoir...et puis la cire sera un doux supplice!
Sans hésiter, il avait simplement répondu bien ma belle. Je ferai comme tu voudras!
Nous nous sommes installés devant le feu de cheminée, et il s'est laissé faire. Avec une docilité totale. Ce fût long...très long! et douloureux aussi. Mais jamais il ne manifesta la volonté de renoncer. Jamais il n'émit la moindre protestation. Tout juste poussa-t-il quelques cris...Je lui fîs remarquer qu'il avait de la chance: son torse imberbe lui évitait déjà pas mal de souffrances supplémentaires! Je n'eûs aucune pitié, jusqu'à ce que ses jambes, ses fesses, m'apparaissent dans toute leur beauté, de toute leur douceur.
J'aurais dû faire plus attention à ces quelques mots qu'il avait lâchés, entre deux bandelettes arrachées: tu vas voir, tout à l'heure... tu ne perds rien pour attendre... je vais me venger quand je fesserai ton petit cul! j'aurais dû...mais ça n'aurait rien changé!
Le temps passait sans que je fasse attention à l'heure. C'est lui qui a soudain regardé l'horloge et m'a dit il faut se dépêcher, il est déjà 20h00!
- oui, et alors, on a tout notre temps!
- non, pas vraiment... Tu sais... je t'aime trop pour te partager... mais tu es si belle que j'ai envie de te montrer...
- Qu'est-ce-que tu veux dire?!
- Je veux dire que dans une heure, tu auras passé ton corset que j'aurai serré moi-même, tes bas et chaussé tes talons. Tu ne porteras rien d'autre...ah si, bien sûr...ton collier
- oui... et?....
- Et à 21h00, tu entendras toquer à la porte. Toi, tu m'attendras dans la chambre, où je viendrai te chercher une fois que j'aurai installé nos amis....
- Quels amis?!
- Quelle importance? Tu ne les verras pas. Je te banderai les yeux. Tu n'entendras que leurs pas, leurs souffles, mais pas leur voix. Ils ne te toucheront pas. C'était les termes de notre marché. Ils seront là, simplement pour te voir, te regarder, t'admirer. Une heure. Ils resteront une heure. Une heure pendant laquelle je t'exhiberai devant eux. Une heure pendant laquelle je m'occuperai de ton petit cul...
Cette annonce me laisse sans voix, dans un mélange d'excitation et de peur. Un immense trouble s'empare de moi et je me sens très intimidée. Après une nouvelle douche, pendant laquelle j'efface les dernières traces de cire sur sa peau, je me prépare ainsi qu'il me l'a demandé. Je suis dans un état second. Je le vois passer, majestueux dans sa tenue... il porte un pantalon noir et une chemise blanche très bouffante, pareille à celles que portaient les libertins des siecles passés.
Soudain, il referme la porte du salon en me disant les voilà! dépêche toi... je viens bientôt te chercher...
Cette fois, c'est sûr, mon coeur va lâcher!
01 juin 2009
De retour
J'ai laissé mon coeur là-bas, mais je suis riche de nouveaux souvenirs, doux, brûlants, captivants.
Je n'ai qu'une hâte, celle de repartir, pour ne plus jamais revenir. Pour oublier ces entre-deux, ces "avant" et ces "après"...parce que chaque rencontre est plus belle, plus forte que la précédente, et que nos liens invisibles sont plus solides que des chaînes...
28 mai 2009
en voyage
à bientôt!
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