29 février 2008
Un peu de moi
28 février 2008
Souvenir d'automne
Certes, ce n'est pas de saison! mais j'aime ne pas être là où l'on m'attend...
Un an. Un an déjà que nous nous sommes quittés, sur ce quai de gare. Un an, à penser à lui, rêver de lui, chaque jour et chaque nuit.
Combien de fois ai-je maudit la distance?
J'ai le cœur qui bat, je vais défaillir. Mais de quoi ai-je peur? Nos liens ne se sont jamais rompus. Je sais que je vais le retrouver, comme au premier jour de notre rencontre. Il aura un sourire aussi chaud que ces lumières d'automne. En un instant, il balaiera les doutes, les craintes. En un instant, le monde autour de nous cessera d'exister.
Ca n'a pas été facile, de trouver un endroit qui nous ressemble, à mi-chemin entre son "chez-lui" et le mien, mais déjà, je suis tombée sous le charme de ce chemin de campagne qui m'a menée jusqu'ici. J'ai demandé au taxi de me déposer devant le portail. Il a eu l'air surpris, a insisté, mais je l'ai convaincu.
Mon bagage est mince, et mon cœur si léger à présent qu'il semble flotter comme ces feuilles, portées par le vent d'automne.
Je tiens à faire le chemin à pieds, pour faire durer le plaisir, pour savourer chaque seconde qui me conduit vers lui.
Mon téléphone vibre contre mon sein...
-où es-tu?
-je suis dans l'allée, près du portail.
-je suis arrivé, je t'attends...
j'ai senti toute la fièvre dans ces mots "je t'attends". Je n'ai vécu que pour ces instants, depuis que le train l'a emporté loin de moi. Je presse le pas, mais pas trop. Je me retiens. Je pourrais lancer mon sac, ôter mes chaussures, et courir vers lui...je pourrais! Mais je ne le ferai pas. La montée d'adrénaline est cruelle est délicieuse, je l'apprécie comme il se doit.
-ne raccroche pas!
-mais si! J’arrive!
-non! Ne raccroche pas...ne dis rien, mais ne raccroche pas
le silence, lourd de désir. Juste le bruit du vent dans mes oreilles, la douceur du soleil sur ma peau, et la promesse de vivre quelques jours hors du temps, avec mon double "je"...
27 février 2008
Conte moderne
Il était une fois une princesse
Qui écrivait sur la toile
Des mots tout en délicatesse
Enveloppés dans un voile
Arriva un charmant bandit
Qui prit sa plume et la séduit
Par ses mots d'amour
Distillés au fil des jours

Le bandit vint à sa belle
Ils s'offrirent de doux moments
Qu'elle garda précieusement
Comme une pluie d'étincelles
Mais le bandit était de grand chemin
Profitant de son absence
Il chercha d'autres moyens
D'entamer de nouvelles romances
Il n'eut pas à aller loin
L'attendait une belle salope
Une sorte de Penelope
Ensemble ils allaient bien
Les histoires d'amour elle aimait défaire
De la sienne il n'avait que faire
Il n'en fallut pas plus
Pour que la princesse ne compte plus
Mais la princesse avait oublié d'être cone
Attentive elle avait senti le vent tourner
Sur le net plus rien ne l'étonne
Le moment venu elle a questionné
Le bandit était aussi marin
Naviguant sur un radeau de fortune
Préférant fuir au changement de lune
Plutôt que de saisir sa main
Piétinant ses souvenirs
Il prit les jambes à son cou
Ils n'avaient pas d'avenir
Ils n'ont plus de passé, c'est tout
Tout cela n'est pas grave
Il reste en sa bouche un goût suave
….
Mais la nuit elle reste éveillée
Elle regarde les rivières pourpres couler
Dans ses veines et l'assaille une peur qu'elle n'ose s'avouer
non! pas ça...et s'il l'avait empoisonnée?
26 février 2008
Tranche de vie
Lorsque j’ai lu l’Amant, de Marguerite Duras, dès la première page, j’ai reçu un choc. Le livre était beau…je veux dire, l’objet : éditions de Minuit, couverture blanche, douce, sobre. Je me suis installée confortablement et j’ai commencé ma lecture :
Très tôt dans ma vie, il a été trop tard. A 18 ans, il était déjà trop tard…
KO, sonnée : ces mots étaient la parfaite traduction de ce que je ressentais depuis des années, sans jamais avoir pu l’exprimer aussi clairement.
Oui, très tôt dans ma vie, il a été trop tard : mauvais trains, erreurs d’aiguillages, rendez-vous manqués. Longtemps, j’ai cru que je pourrais revenir en arrière, effacer ces erreurs, repartir sur une autre voie : encore du temps perdu ! Le temps perdu ne se rattrape plus.
Lorsque j’ai enfin compris cela, je suis devenue boulimique de la vie. Puisque je ne pouvais pas revenir en arrière, je tirerais donc le maximum de l’avenir. C’est ainsi, je ne vis que dans l’urgence, la passion. La tiédeur ne me sied pas : j’ai besoin de frissonner, vibrer, me sentir vivante !
Je déteste le ronron du quotidien, je hais les habitudes, je vomis la routine. Bel exploit, dans ces conditions, que de partager la vie d’un homme depuis tant d’années ! C’est qu’il a su me comprendre, m’accepter, m’accompagner. Il a compris que j’avais besoin de vivre plus haut que mes rêves, et il m’a aidée à rêver.
Mais par-dessus tout, pour me sentir vivante, j’ai toujours eu besoin de me sentir femme. La jouissance me rassure. Et cette vie amoureuse, volcanique et tumultueuse m’a nourrie, épanouie. J’ai toujours lutté pour ne pas m’endormir ; c’est ainsi que je me souviens…
Mon ventre s’arrondit. Mon petit oiseau grandit, et moi, je m’épanouis. Jamais je n’ai eu autant d’appétit sexuel que pendant mes grossesses ! Etait-ce, là encore, un besoin inconscient d’être rassurée sur mon pouvoir de séduction ? Peut-être, mais je me rappelle à quel point mes désirs étaient puissants. Certaines ont des envies de fraises, moi, j’avais envie de sexe ! Lui, au début, avait peur. Je l’ai rassuré : je me sentais si bien, que jamais je n’ai imaginé que mes excès de jouissance pouvaient faire du mal à mon bébé.
Que de chevauchées fantastiques ! que d’orgasmes puissants et sonores ! je débordais de vie. La matin de mon départ pour la maternité, je me souviens avoir réveillé mon tendre en suçant sa belle endormie, jusqu’à ce qu’elle s’étire, se cabre et m’offre son miel brûlant sur ma langue…
Quatre heures de souffrance. Il est là, il me tient la main, enrage d’être impuissant à me soulager. Je n’ai pas voulu de péridurale : tu enfanteras dans la douleur ! vieux reste d’éducation judéo-chrétienne, croyez-vous ? détrompez-vous ! seulement la volonté farouche d’être à égalité avec ma propre mère : pas question qu’elle puisse me dire « oui, mais pour vous, c’est facile ! » Alors je suis là, je serre les dents : pas question de pousser des cris hystériques. Il couvre mon visage de petits baisers, m’enivre de mots d’amour que j’entends à peine, quand enfin, la sage femme l’appelle…l’origine du monde.
Cette fente qu’il a visité tant de fois, la voilà qui s’ouvre, s’étire, se déforme, pour laisser apparaître celle que nous attendions. Oubliées les souffrances, à l’instant où je sens sa chaleur sur ma peau, où je lui dis « tu as vu comme elle est belle ! »…faut-il que l’amour maternel soit aveugle ! elle a des tas de cheveux noirs collés, la peau fripée, elle grimace en braillant ! bref, le plus ravissant des petits crapauds ! mais c’est mon crapaud, notre crapaud !
Les jours qui suivent, à la maternité, je les passe à faire des heures d’abdos. On me dit que je suis folle, mais je n’ai pas été déchirée, et bien qu’un peu affaiblie, je me suis fait une promesse : je sortirai de la maternité, vêtue de ma jupe taille 36 ! je veux qu’il me retrouve telle qu’il m’a connue. J’ai besoin d’y croire…je suis rentrée à la maison dans ma jupe 36, perchée sur mes talons aiguilles, les jambes gainées de bas.
Et en montant les escaliers de la maison, notre enfant dans les bras, je lui ai dit « j’ai envie de toi ».
Il a été si surpris qu’il a dit « tu es sûre que tu peux ? » j’ai répondu « je crois, mais je veux savoir »…comme une peur, au fond de moi : et si quelque chose avait changé ? et si j’avais perdu ma capacité à jouir ? si je n’étais plus « que » mère ?
Doucement, j’ai couché le bébé dans son berceau et je l’ai rejoint dans notre chambre. Je me suis jetée sur lui, comme une louve. J’ai mordu sa peau, je l’ai respirée jusqu’à m’enivrer de ses parfums, et je lui ai dit « fais moi l’amour »…
Et là, dans l’onctuosité du sang qui s’écoulait encore de mon ventre, mon corps s’est réveillé, dans un grand frisson. La vie m’offrait ce cadeau. Et moi, je lui signifiais à ma manière, que je lui interdisais de me considérer avant tout comme la mère de ses enfants : à jamais, je serai sa maîtresse, son amante passionnée. A jamais, je veux voir dans ses yeux briller le feu du désir.
Très tôt dans ma vie, il a été trop tard, mais avant que le grand livre se referme, j’aurai pris ma revanche : j’aurai vécu plus haut que mes rêves…
25 février 2008
taggée
Je viens de découvrir que j'avais été taggée par ce coquin de Djio! http://djio101.canalblog.com. Alors je me plie de bonne grâce à la règle:
Les règles du "jeu":
- Mettre le lien de la personne qui vous tague (c'est fait ci-dessus !)
- Mettre le règlement sur votre blog (c'est ce que vous lisez !)
- Mentionner six choses/habitudes/tics importants chez votre petite personne
- Taguer six personnes à la fin de votre billet en mettant le lien de leur page perso
- Avertir directement les personnes taguées
Pas facile de trouver tant de choses à raconter!...surtout que je n'aime pas trop me dévoiler! suis du genre frileuse, moi :o) et puis je sens que ça va être passionnant! bon, je me lance!
1° : Je ne supporte pas les poils. (les miens). je les traque régulièrement à la cire orientale, en poussant des cris qui font fuire ma chatte (la vraie, celle qui en a, elle, des poils...faites l'effort de suivre ou on ne va pas s'en sortir!). Mais après, quel plaisir au toucher! la peau est si douce!...comme ma chatte. :o)
2° : à chaque fois que je me déshabille pour aller prendre mon bain, je ne résiste pas: il faut que je contemple d'un oeil critique ma silhouette dans le miroir, en insistant sur ma chute de reins. narcissique, me direz-vous? pas du tout! c'est juste pour entendre mon chéri me dire " mais oui, t'es toujours belle "!
3° : Je ne vais bien que si mon petit monde va bien. Alors je cuisine tour à tour mes enfants et mon compagnon. Ce n'est qu'une fois rassurée que je suis apaisée.
4° : Je suis boulimique de lecture. Je ne supporte pas de ne pas avoir un livre à portée de main. Bien sûr, j'apprécie la littérature érotique, mais pas seulement! d'ailleurs, en ce moment, je lis la biographie de Simone Veil! avouez qu'il y a plus érotique!
5° : Mon 5° est sans doute la conséquence de mon 4°: j'aime écrire, juste pour le plaisir. J'ai découvert que c'était pour moi un formidable exutoire.
6° : Je ne tiens pas en place. J'ai toujours besoin d'avoir des projets, des choses à organiser. J'aime par dessus tout voyager, et je passe mon temps à me documenter, à préparer, à rêver mes prochains départs.
Voilà! c'est fini! je vais me faire des amis maintenant: il faut que je donne 6 liens!...
Plouf-plouf:
http://frissonnements.canalblog.com/
http://fleurdumale.canalblog.com/
http://sexyetincelle.canalblog.com/
http://liberte-et-domination.blogspot.com/
http://lostxway.canalblog.com/
mission accomplie!
Le pouvoir des mots
Après-midi de printemps.
Je suis seule chez moi. Je n'attends personne. Attirée, aimantée, j'ouvre une fois encore, les lettres de celui qui fait battre mon cœur. Je reconnais ses mots, cette chère écriture qui m'enveloppe de douceur. Je lis et relis, ce que je connais par cœur. L'évocation de doux souvenirs qui me bouleversent, lorsque je les laisse m'assaillir. Il me semble le voir, écrivant d'une plume légère et pourtant fébrile, les mots qui sont notre histoire.
Histoire banale et pourtant si singulière; histoire connue depuis la nuit des temps, à chaque fois réinventée, si belle et si cruelle... quand les rires se mêlent aux larmes, quand les cris de plaisirs font l'écho aux cris de rage, quand la folie de la passion renverse les belles théories et les grands discours, quand il ne reste plus qu'une certitude, celle d'aimer, à quoi bon lutter?...
Je suis seule et je n'attends personne. Je ferme les yeux, et laisse revenir doucement le son de sa voix...c'est lui qui me parle...je ne lis plus ses mots, c'est lui qui les murmure à mon oreille...je t'écoute mon Amour, parle moi encore....
l'histoire, les souvenirs deviennent scenarii. Je le vois, je me vois. Je le sens, sa chaleur, son odeur...ce désir...je le ressens, là, maintenant, au plus profond de moi. J’ai envie de lui, à en mourir...
Mon ventre me fait mal et mes lèvres se gonflent. Je résiste, mais je ne tiendrai pas longtemps...je tends ma nuque à ses baisers. Il me semble sentir la chaleur de ses lèvres dans mon cou.
Dans un geste irréel, étranger à ma volonté, ma main se glisse sous ma jupe, se fraye un passage sous mes dentelles...c'est une rivière de désir qui coule entre mes cuisses serrées...lentement, je m'abandonne. Je m'ouvre à ses caresses. Le désir est si fort que je ne tarderai pas à jouir: le plus léger des frôlements m'électrise. Des cordes se tendent dans mon ventre, mes reins...c'est comme si tout mon sang se concentrait là...mon sexe bat au rythme des battements de mon cœur emballé depuis quelques minutes...la montée vers le plaisir est douloureuse, parce que trop longtemps contenue. Je ne voulais pas...non, je ne voulais pas...et pourtant mes doigts ont commencé leur danse, précise, envoûtante...la transe se rapproche...mon souffle se fait court...je jouis...si fort...je jouis malgré moi, d'un plaisir que je ne voudrais recevoir que de lui, mais je jouis....
je n'aurai pas le temps d'être triste, je n'aurai pas le temps d'avoir froid...le téléphone sonne.... quelques secondes pour retrouver mes esprits...vite! je ne veux pas manquer l'appel...mais je ne veux pas qu'il entende mon trouble...je ne lui dirai pas, il ne le saura pas...mais c'est bien lui, maintenant, qui parle à mon oreille...
24 février 2008
Amie d'enfance n° 10 (fin)
Elle reprend son souffle, doucement. Mireille la contemple, avec comme une douleur dans le regard, comme une fêlure.
Dans un sourire, elle souffle,
-tes joues! On dirait deux petites pommes d'api!
-oh! Arrête! Oui, je sais, le rose me monte vite aux joues...
Elle pouffe à présent:
- le rose?! Mais tu es rouge ma chérie! J’ai envie de te croquer!
Joignant le geste à la parole, elle se jette sur elle, et mordille doucement sa peau, retrouvant les vieux réflexes, leur chahut d'enfants. Leurs jeux sont devenus brûlants, mais la complicité est intacte.
Et c'est à ce moment, alors qu'elles rient comme deux gamines, qu'Elle remarque sa présence. Elle ne sait pas depuis combien de temps il est là. Il la regarde, sans bouger.
Son cœur fait un bond dans sa poitrine, comme une déchirure. Elle ne peut prononcer le moindre mot, paniquée. Mireille, lisant l'effroi dans ses yeux, se retourne et l'aperçoit à son tour. Calmement, elle se redresse, et dit
- je suis désolée. C'est ma faute. Elle ne voulait pas.
Il s'avance, un sourire aux lèvres et de la douceur dans le regard.
C'est pour Elle plus violent que des reproches, du mépris. Elle se sent laide. Elle l'a trahi, et la culpabilité la ronge déjà.
Il comprend tout ça. Il connaît ses yeux: il lit en Elle, mieux que personne. Alors, pour la rassurer, il s'approche et embrasse ses lèvres, comme chaque soir, lorsqu'il rentre du travail, et dit "bonsoir ma douce".
Ses mains s'attardent sur sa peau, glissent avec légèreté, et leur chaleur la calme un peu.
Tout en quittant ses vêtements, il dit:
- je pense que vous êtes Mireille? V m'a souvent parlé de vous.
Et se tournant vers Elle:
- tu pourrais faire les présentations ma chérie!
Retrouvant l'usage de sa voix, elle articule
-Mireille, M; M, Mireille
-ah ben ça, c'est rapide comme présentation!
Il est nu et s'allonge à ses côtés. Mireille s'est retirée doucement. Elle regarde son amie avec tant de tristesse que ça la bouleverse. Elle sait qu'elle va partir, qu'Elle ne la reverra plus. Elle voudrait lui dire les mots qui se bousculent dans sa tête, secoués par tant d'émotions et de sentiments contradictoires, mais Elle ne dit rien. Elle est lâche. Devant lui, Elle ne dira rien. C'est lui qu'Elle aime. Elle a la cruauté de ceux qui s'aiment: pour ne pas le blesser Lui, Elle la sacrifie, elle.
Mireille se lève, rassemble ses vêtements, mais Il dit
-ne partez pas! Pas comme ça, s'il vous plait
Surprise, elle interroge son amie du regard mais n'obtient pas de réponse.
-si, je pars, je ne crois pas que ce soit une bonne idée.
-restez, pour Elle.
A ces mots, elle se fige, les regarde, enlacés.
Elle, se demande ce qu'Il veut, mais sait ce qu'elle ne veut pas, Elle. Elle ne veut pas qu'il la touche. Elle ne veut pas voir ses mains danser sur sa peau. Elle ne veut pas que ses lèvres frôlent les siennes. Enfant égoïste et capricieuse: elle ne veut pas le partager. Rien ne serait plus comme avant. Alors Elle le lui dit:
- qu'est ce que tu cherches? Je ne veux pas que tu la touches...je ne peux pas...
Mireille, comme vexée, intervient:
-hé, ma grande! T’oublie une ou deux bricoles on dirait! Il est pas question qu'il me touche!
M, amusé, lui glisse à l'oreille "ne t'inquiète pas ma chérie, je ne la toucherai pas, je n'ai pas envie d'elle. Je vous ai vues. J'étais là depuis quelques minutes. Tu étais belle dans ses bras. Tu étais belle dans ton plaisir. Mireille a su t'amener sur de nouveaux chemins, je voudrais connaître lesquels..."
- tu es sûr que ça ne va rien gâcher entre nous?
- non, bien sûr que non. Au contraire: maintenant, il faut aller jusqu'au bout, refermer cette parenthèse en douceur
Elle lui sourit, l'embrasse avec passion. Mais Mireille a disparu.
23 février 2008
Amie d'enfance n°9
Que ses baisers sont doux! Le frottement de la cuisse de Mireille la rend folle. Elle la serre entre ses cuisses, ondule sous son corps. Elle voudrait être pénétrée, maintenant! Elle se laisse aller au plaisir, bien sûr, mais elle sait que jamais une femme seule, ne pourra combler ses désirs.
Là entre ses lèvres gonflées, elle voudrait sentir glisser le sexe de son amant. Elle a besoin de sa chaleur, de son regard, attentif à son plaisir. Elle aime par-dessus tout se sentir vaincue par lui...là, elle se laisse aller sous des caresses. Si chaudes, si douces soient-elles, quelque chose la retient: comme deux pièces d'un puzzle, qui ne s'assembleraient pas comme il convient. Le vide, au creux de son ventre, les doigts de Mireille ne le comblent pas.
Mais le baiser est doux, et Mireille est une amante attentionnée, passionnée. Doucement, elle prend sa main et la guide. Elle s'allonge à ses côtés. Face à face, elles se regardent, se sourient tendrement. Elle laisse son amie guider sa main, comme si elle ne lui appartenait pas. Elle est spectatrice, en quelque sorte. Et la main glisse, sur sa poitrine souple. Elle se resserre, palpe, masse, la rondeur féminine. Le contact est troublant, il l'excite. Alors, d'abord hésitante, elle se penche. Encouragée par une caresse dans ses cheveux, elle pose ses lèvres sur la peau mate, la respire. Puis, timidement, elle s'approche du téton dressé, et le suce doucement.
Une chaleur étrange l'envahit. Elle aime! Elle aime enfouir son visage dans cette poitrine maternelle, jouer avec ses seins. Les gémissements de son amie l'excitent! Consciente de son trouble, Mireille saisit à nouveau sa main, et la dirige vers son intimité, mais là... elle se cabre, reprend le contrôle.
- non! Ça, je t'ai dit, je ne peux pas!
Un voile de tristesse passe sur son regard mais elle ne dit mot. Elle a compris qu'elle n'était pas prête, et elle l'accepte, le comprend. Elle lui offrira donc la jouissance! Oui, Mireille va lui offrir la jouissance, et s'enivrer de son plaisir. Elle le lui a promis...
Alors, lentement, elle reprend position entre ses cuisses. Elle s'allonge sur le ventre, en appui sur ses coudes, le nez dans sa toison....elle fait pénétrer sa langue, profondément dans son fourreau. Elle tourne, glisse sur les parois, aspire avec gourmandise l'élixir de plaisir. Elle embrasse sa fleur, comme une bouche imaginaire, avec la même fièvre.
De son index et de son majeur serrés, elle frotte doucement son bouton qui se contracte sous la caresse. Ses doigts se mettent à tourner, contourner, d'abord doucement, puis de plus en plus vite, électrisant son ventre. Sa langue glisse à présent entre ses lèvres, remonte vers le point sensible, tandis que ses doigts s'enfoncent dans l'écrin ruisselant. Les vas et viens s'accélèrent, son souffle devient court. Elle gémit...
-il arrive...il arrive!!!
-....
- ouiiii! Encore! Encore! Plus fort!
Tout son corps s'est embrasé. Elle vibre de tous ses sens. Elle jouit....elle est si loin, qu'elle n'a pas remarqué, dans l'encadrement de la porte, la silhouette de l'homme qu'elle aime...
22 février 2008
Amie d'enfance n°8
L'instant redouté, l'instant espéré arrive. La chevelure noire de Mireille s'incline, se penche... Elle lèche l'intérieur de ses cuisses, tout en s'approchant de son sexe offert. Elle s'attarde dans les plis de l'aine, qu'elle suit du bout de sa langue.
La caresse se fait torture. Elle voudrait en finir, jouir et puis tourner la page! L’intensité de ces instants est trop forte, trop déstabilisante! Elle se sent trop vaincue, à sa merci. Elle déteste ce sentiment d'impuissance. Elle se déteste, de ne pouvoir résister! Et bien au contraire, à cet instant, elle saisit le visage de son amie à deux mains, et le plaque contre sa fleur épanouie
- viens, je t'en prie! Fais moi jouir!
- déjà?! Non! Attends! Je vais jouer avec ton plaisir! L’appeler, puis le renvoyer, pour mieux le faire revenir. Sois patiente! Tu n'as pas changé, toi, hein? On a tout notre temps!
Des flammes embrasent ses reins, elle se cambre. Ses jambes tremblent de désir. Elle n'en peut plus. Alors elle glisse ses doigts entre ses lèvres et se caresse, comme pour soulager ce désir devenu trop douloureux
- Quoi?! Non, non, non! Pas de ça! C’est moi, qui décide!
Joignant le geste à la parole, Mireille s'empresse de retirer sa main, qu'aussitôt sa langue remplace.
Elle ne peut alors retenir un long gémissement.
- oh oui!!!!
Sa langue reste plaquée contre sa peau, sur le chemin, entre l'entrée de son fourreau, et son petit bouton. Ce chemin, elle le parcourt, d'avant en arrière, en prenant garde de ne pas plonger dans l'un, ou frôler l'autre. La caresse est électrisante. Il lui semble que tout son sang afflue à cet endroit. Elle brûle de désir.
Le va et vient s'amplifie, elle remonte petit à petit vers le bourgeon dressé, la langue se fait pointue, contourne, tourne, sans jamais recouvrir, puis s'approche un peu plus de son écrin. Enfin, elle lui fait lécher un doigt, qu'elle offre à sa bouche, puis l'enfonce doucement, lentement. Dans le même temps, sa langue devient plus gourmande, titillant son clitoris dressé, palpitant.
Elle s'agite, gigote sous la caresse. Le plaisir arrive, vite! Elle la guide à présent
- enfonce ton doigt! Plus loin! Fort!
- non! Je t'ai dit qu'on avait tout notre temps! C’est trop tôt! Tu es tout au bord, là?...alors on se calme!
La voilà qui fait danser à nouveau ses mains sur son ventre, ses seins...
elle a envie de crier, de hurler sa révolte, de pleurer de rage!
-non! Maintenant! S’il te plait!
- tsss tssss! J’ai dit non!
Alors qu'elle allait encore protester, Mireille la bâillonne d'un baiser profond, chaud, passionné. De sa cuisse, glissée entre les siennes, elle frotte la zone sensible....
l'heure passe, le temps s'écoule, si vite...il va rentrer!....
21 février 2008
Amie d'enfance n° 7
C'est affolant, cette attente: passive, elle se laisse faire.
Avec les hommes, elle a toujours aimé aller chercher son plaisir: elle connaît si bien son corps, qu'elle sait toujours comment y parvenir.
Le sexe de son amant semble avoir été créé juste pour elle: elle le sent si bien, lorsqu'il la pénètre! Et dès les premiers instants, il a su trouver le chemin, il s'est niché là, tout au fond de son ventre. Quand elle l'a senti, se poser sur ce point là, c'est comme si l'océan s'était ouvert devant elle. Il l'a terrassé, d'un orgasme si puissant qu'elle croyait mourir....mais là...
Offerte aux caresses de son amie, vers quoi pourrait-elle se tendre? Pourtant, le plaisir est là. Elle ne doute pas qu'elle va jouir. Elle est juste incrédule, maladroite, ne sachant quoi faire. Elle n'ose pas poser ses mains sur sa peau, comme si elle avait peur de se brûler. Pourtant, elle s'abandonne à ses baisers, et son ventre n'en finit pas de couler. Elle sent ses lèvres se gonfler, un feu brûler entre ses cuisses. Mais elle se refuse à l'encourager...pourtant, si elle osait...elle lui dirait! Elle lui dirait -oh, Mireille, viens! Lèche-moi, suce-moi, fais moi jouir! Enfonce tes doigts dans mon ventre, viiiite!
Mais elle se tait.
Et Mireille s'attarde dans son cou, s'amuse des frissons qu'elle lui procure, par ses baisers légers. Elle contourne son oreille de sa langue, et ce contact, mêlé à son souffle, lui arrache un gémissement de plaisir.
Encore un sourire, de la fierté dans ses yeux.
Elle fait glisser sa langue dans son cou, sur ses épaules, contourne un sein, puis s'attarde au sommet, pince entre ses lèvres le téton dressé, puis le mordille, et à nouveau, aspire goulûment...jamais caresse sur ses seins ne lui avait procuré tant de plaisir.
Mireille s'amuse, attise son désir. Elle se tortille à présent. Alors Mireille enserre ses poignets, les relève au-dessus de sa tête, puis plonge vers son ventre.
Elle trace un sillon de sa langue, entre ses seins, descend vers son nombril, puis doucement, souffle sur sa peau mouillée, la faisant frissonner encore...elle descend encore...se dirige vers ce fruit tant convoité.
- pourquoi tu serres les jambes comme ça? Relaxe-toi! oh! S’il te plait, V, arrête de te torturer! Tu sais que tu en as envie, alors pourquoi tu résistes?
- mais je ne sais pas, je ne résiste pas, je...
- si, tu résistes, tu es tendue, alors que je voudrais te voir offerte! Pourtant, je sais que tu en as envie
- oui....
D'un geste vif, elle écarte ses cuisses et prend place entre ses jambes. Puis, agile, glissant un doigt tout le long de sa fente, recueille triomphante la preuve de son désir.
- et ça, ma jolie, c'est quoi?
-....
- mmhhhh! C’est bon!
Sans la quitter des yeux, elle suce son doigt, lèche le nectar de désir avec gourmandise. Son regard a changé: il devient plus profond, conquérant, déterminé. Elle se sent sans volonté.
Une fois encore, elle sent un doigt, glisser entre ses lèvres, et cette fois, son amie le lui tend :
- goûte! Goûte comme c'est bon!
Elle ouvre doucement sa bouche, que le doigt parfumé pénètre, et ce geste l'excite terriblement! Elle aime le contact de ce doigt sur sa langue! Mais Mireille, gourmande, veut partager dans un baiser le doux élixir...
- tu as envie, dis?
- oui
- dis le moi!
- oui, j'ai envie!
- dis le moi! Mieux que ça! Dis moi ce que tu veux!
- oh Mireille, arrête! Je ne sais pas!
- si, tu sais! Et je veux te l'entendre dire!
- .....je veux jouir! Lèche-moi!...
Plongeant à nouveau sa langue dans sa bouche, elle enfonce deux doigts dans son fourreau, sans autre préambule, presque violemment. Son baiser étouffe son cri...
- tu vas adorer!
Relevant ses jambes, les écartant à l'extrême, elle contemple sa fleur, la regarde s'ouvrir, puis se penche enfin....








