29 avril 2008
Au Clair de la Lune
Au clair de la Lune,
Mon tendre coquin
Caresse moi de ta plume
Donne moi ta main
Dis moi que tu m'aimes
Pour qu'au vent je sème
Des prières et des serments
Pour te garder Amant
28 avril 2008
C'était...il y a longtemps-2
Les jours passaient, aux autres semblables, m'offrant ces minutes de bonheur, de plaisir simple.
Puis un soir, j'ai levé les yeux et je ne l'ai pas vu. Sa fenêtre était orpheline de lui. Je ne trouvais pas son visage. C'était un vendredi. Le seul jour de la semaine où j'étais la seule à descendre du car.
Aussitôt, je me suis sentie triste, puis sotte, oui, sotte! Car il fallait bien l'être, pour avoir cru pendant tout ce temps, que j'avais pu le séduire, sans un mot, à distance! Alors mon Gimini ( mais si, Pinocchio!), ma petite voix intérieure ne m'a pas ménagée! T'es vraiment trop nulle ma pauv'fille! ...j'encaissais sans broncher quand j'ai entendu derrière moi
Bonsoir, jolie jeune fille!
Touchée. Pas encore coulée, mais ça ne devait pas tarder. Une seconde d'hésitation, une éternité. Une seconde, mais des milliers d'idées, de peurs, de joies, de folies qui traversent l'esprit.
Comme dans un rêve, je me suis retournée et j'ai découvert un ange. Comme ceux de Raphaël, mais qui auraient grandi. Il avait un visage rond, à la peau et aux traits fins, de grands yeux d'un vert profond, et des cheveux de geai, longs et bouclés.
J'étais habituée au physique ingrat et boutonneux de mes camarades de collège, et voilà que m'apparaissait le plus beau des visages.
Il m'a souri. Je ne sais plus ce que je lui ai dit. En revanche, je me rappelle de ses mots à lui...pourtant, j'ai oublié sa voix. Je me rappelle seulement qu'elle était douce. Il était si différent des autres! jusque dans sa façon de parler... d'ordinaire, je l'aurais trouvé décallé, "trop". Il n'était pas dans l'air du temps, il était hors du temps.
Nous avons marché jusque chez moi, comme si nous nous connaissions depuis toujours. Il m'a appris qu'il avait attendu des semaines avant que je ne lève mon nez vers lui. Ca m'a fait sourire.
Les soirs ont passé. Il me raccompagnait toujours. Puis il a fini par me demander si j'accepterais de me promener avec lui après le diner. J'ai accepté sans hésitation.
***
Il faisait doux ce soir là. Je suis sortie de la maison avec deux bâtons de crême glaçée. Nous avons marché, main dans la main, et nous sommes arrivés à l'orée de la forêt. Le ciel était encore clair, et comme il ne connaissait rien de la région, je lui ai dit en riant viens! je vais te montrer un endroit kitschissime! C'est presque en courant que nous sommes arrivés à la clairière...à la grotte. Je n'avais pas menti: à cet endroit, les bigots du coin avaient reconstitué la grotte de Lourdes! ça l'a beaucoup amusé.
Nous avons trouvé un petit coin de mousse, et nous nous sommes allongés l'un contre l'autre. Je me souviens de mon émoi, la joue posée contre la chaleur de son torse. Il me serrait dans ses bras, et nous étions bien, le nez au ciel.
Il me parlait doucement à l'oreille et je me laissais bercer par sa voix. Je sentais mon corps frémir, s'éveiller à un trouble nouveau. Mon coeur battait dans mes tempes et dans mon ventre, que je sentais couler. Bien sûr, chaque mois, mon ventre coulait...mais là, je savais que c'était différent, que c'était autre chose! Il semblait si patient, si tendre! Je me suis redressée et me suis penchée au dessus de lui. Nous nous sommes tus. J'ai caressé son visage, puis, les yeux fermés, j'ai glissé mes doigts sous sa chemise. J'ai senti la douceur de sa peau glabre. J'ai perçu les battements de son coeur, rapides. J'ai déboutonné, un peu. Puis j'ai caressé ses cheveux. Ils étaient doux comme la soie. Quand j'ai ouvert mes yeux, son regard avait changé. Il brûlait d'un feu nouveau, fascinant, hypnotique.
J'ai approché mes lèvres des siennes, que j'ai d'abord frôlées, timidement, puis nous avons échangé notre premier baiser, au parfum vanille-fraise de la glace que nous avions mangée. C'est comme si la terre s'était dérobée sous mon corps. J'avais le coeur et les larmes au bord des yeux, tellement le bouleversement qui s'opérait en moi était violent: je découvrais le désir.
Il m'a bousculée pour inverser les rôles. Il était au dessus de moi à présent. Ses cheveux filtraient les derniers rayons du soleil. Il a glissé sa main sous mon t-shirt et il a doucement caressé mes seins. C'est alors que j'ai senti pour la première fois sur ma cuisse, le contact rigide d'un sexe d'homme. Bien sûr, je n'ai pas osé toucher. Je laissais mes doigts vagabonder sur la soie de son dos, alors qu'il léchait avec tant de délicatesse mes tétons frissonnants.
Je me souviens... je me souviens qu'il a dégrafé mon jean's, et qu'il a froissé ma toison de ses doigts. Je me souviens que j'étais prête, à m'offrir à ce garçon, si beau, si tendre, qui me récitait des poèmes de Rimbaud ou Baudelaire en caressant mes sourcils....
Enfin je me souviens de la violence du désir, de la douleur du désir....lorsqu'il s'est redressé, comme affolé, et qu'il m'a dit qu'il ne pouvait pas faire "ça". Qu'il ne pourrait plus se regarder en face. Que j'étais trop jeune, qu'il allait repartir à la fin de l'année scolaire, et qu'il ne reviendrait pas l'année suivante. Que j'étais trop belle, qu'il ne pouvait pas "me voler ma fleur". Qu'un autre que lui viendrait, et qu'il saurait s'en montrer digne.... tant de choses qui aujourd'hui encore, me font soupirer sur son souvenir, mais qui, à l'époque, m'ont fait si mal!
Il s'appelait Stéphane. Il avait 19 ans. Il habitait Corcieux. Il était mon premier Amour.
Nous nous sommes revus, jusqu'à son départ, fin juin. Nous nous sommes quittés, dans les larmes.
Il m'a écrit, longtemps, glissant dans ses lettres des fleurs des champs séchées...
Le temps a passé. L'an dernier, j'ai retrouvé le bâton de la crême glacée que j'avais gardé, parce qu'il l'avait mordillé. J'ai retrouvé les lettres, les fleurs...les émotions. Dans ma chambre, chez ma mère, tout était là. Elle n'avait touché à rien. Elle m'a regardée en souriant quand j'ai versé une larme. Elle aussi, se souvenait de ce garçon si gentil qui avait tant fait pleurer sa fille!
J'ai tout retrouvé, et j'ai tout brûlé: on ne repasse jamais par sa jeunesse....
C'était...il y a longtemps
Le printemps était beau cette année-là. Le soleil généreux et les températures douces.
La nature s'éveillait en une explosion de couleurs. J'avais 14 ans.
Chaque matin, avec mes amies, je prenais le car qui nous conduisait au collège. Et chaque soir, ce même car nous déposait au pied d'un petit immeuble. C'était en fait un foyer pour étudiants. Il était là depuis toujours, je n'y avais jamais prêté attention. D'ailleurs, je me demande bien pourquoi il avait été construit là, si loin de la fac!
Nous étions ravies de pouvoir porter nos nouvelles tenues, heureuses d'offrir nos peaux blanches aux premiers rayons du soleil. Nous nous sentions légères, nous étions insouciantes.
A cette époque, mon corps s'éveillait aussi, doucement. Le soir, dans mon lit, je me souviens avoir tenté quelques explorations, sans jamais découvrir un réel plaisir. Je n'étais pas douée pour les plaisirs solitaires (j'y reviendrai un autre jour). Trop impatiente, trop ignorante...
J'aimais caresser mes seins tout ronds devant le miroir de ma chambre. Les sentir se durcir me faisait frissonner, me chavirait le coeur.
Depuis plusieurs jours, j'avais remarqué sa présence, à la fenêtre. La deuxième, en partant de la droite, dernier étage. Je revois encore sa silhouette. J'avais la sensation étrange qu'il était là pour moi, qu'il m'attendait. Chaque soir, en descendant du car, je levais les yeux, et il était là, il me regardait. Pas une seconde, je n'avais envisagé qu'il pouvait regarder Mireille plutôt que moi. Je levais les yeux, je devinais son visage, en même temps que je recevais une décharge électrique au coeur, et je me détournais.
J'habitais à quelques centaines de mètres de là. Je sentais son regard posé sur moi, jusqu'à ce que je disparaisse de sa vue. Un soir, j'avais rusé: j'avais attendu quelques secondes, puis j'étais revenue sur mes pas...il n'était plus à sa fenêtre. C'est sûr, il était là pour moi.
Cette année là, j'ai dit à ma mère que je voulais changer de chambre, prendre celle de mes frères, puisqu'ils n'étaient plus à la maison. J'ai troqué la vue sur la forêt, sur la prairie, contre celle sur l'immeuble des étudiants...
Le soleil était toujours complice. A mon tour, j'ouvrais la fenêtre, et j'attendais. Je n'ai pas attendu longtemps. Il a compris. Il a compris, que cette silhouette, à peine visible à la fenêtre de cette maison, là-bas, c'était moi.
Qu'elle était étrange cette approche, troublante cette cour! romanesque et romantique, comme je l'étais à la sortie de l'enfance.
Un soir, il m'a fait un petit signe de la main... et vlan, encore un coup au coeur! J'avais répondu, timidement. J'étais heureuse. Combien de soirs ce manège a-t-il duré? je ne me souviens pas...j'étais bien.
J'avais du rêve à ma fenêtre...
à suivre...
27 avril 2008
Soleil couchant
A l'heure où le soleil se couchait
C'est à lui que je pensais
Je le rêvais si fort que je le sentais près de moi
J'aurais voulu sur ma peau la caresse de ses doigts
Relevant mes cheveux, lascive
J'aurais voulu être sa captive
Mes seins prisonniers de ses mains
Sa bouche dans mon cou pour un tendre câlin...
23 avril 2008
Atterrissage en douceur
Me voilà de retour après une longue absence.
Merci à vous tous qui êtes passés, qui avez laissé quelques mots: je vous répondrai.
Merci mon Tout Doux d'être...Toi
Il me faudra encore quelque jour pour remettre quelques images...
il me faut atterrir en douceur!
22 avril 2008
Cartomagie
Six de car haut
Une petite touche d'illusion, et la magie opère.
Quelques cartes, quelques mots, un petit regard,
Une coquine mise en scène, un sourire lumière,
et l'as de pique disparait, quel étrange hasard...
Est-il la ? est-il ici ? a-t-il vraiment existé ?
Désires-tu réellement percer ce mystère ?
découvrir la simple vérité de la sombre réalité ?
ou preferes-tu plonger la tete la première...
Mes doigts s'agitent, se dupliquent a l'infini,
mes mouvements se font amples, limpides et gracieux
mon flot de parole hypnotise ton esprit
dans le seul but de tromper tes yeux bleus...
Laisse moi te montrer ce que tu ne vois pas,
je serai ton valet, reine de mon coeur,
Accepte ce voyage au creux de mes bras,
et tes secondes deviendront les plus longues heures...
Oz- 22 mars 07 - 04h20
la magie n'opère que si l'on se laisse charmer.
et on ne se laisse charmer que si l'on désire l'etre,
la reine de coeur désire-t-elle se laisser,
aprrivoiser par ce jeu qui est en train de naitre ?..
Oz-24 mars -6h46
le sait-elle vraiment?
il ne faut pas sous-estimer l'hypnOze
le pouvoir des vers et de la prOze
pourait bien alléger ses tourments...
24 mars - 14h29
l'hypnOze et son pouvoir agissent vite ou n'agissent jamais
mais quel etre humain se laisserait séduire volontairement ?
accepterait les griffes de cet illusioniste et illusoire amant
et risquerait l'envoutement jusque la fin des temps
sans meme tenter de se défendre par un baiser ?..
Oz - 24 mars - 20h33
se défendre d'un baiser?
ne serait-ce pas là le pire piège?
le berceau de tous les sortilèges?
combien ont vu ainsi leur coeur s'embraser?...
26 mars- 11h36
Donnez moi ce piège pour cette prison dorée,
S'il faut vivre libre, pourquoi vivre triste ?
De mes reves inachevés, je n'ai pas fait la liste,
où mon envie de vous aimer, apparait en premier...
Oz -27 mars- 18h57
j'ai trop d'amour pour emprisonner
j'aime trop la liberté pour vous l'ôter
des rêves inachevés nait l'espoir
d'un jour, passer de l'autre côté du miroir
les miens sont mes églises
je m'y réfugie à ma guise
lorsque la douleur est trop forte
quand je voudrais que s'ouvre la porte
sur un chemin de joie et de plaisir
que j'emprunterais chaque jour à loisir
mais la porte demeure fermée
me reste le chagrin pour m'y noyer
mais j'aime trop la vie pour abandonner
j'aime trop l'amour pour abdiquer
je préfère la révolte et la rage
elles m'aident à chasser les nuages
je n'ai pas le pouvoir d'une reine
mais j'ai celui de surmonter mes peines
28 mars- 11h26
que faire d'un roi à genoux?
je le préfère flamboyant
j'ai besoin d'admirer mes amants
d'amour, je le veux fou
s'il s'agenouille à mes pieds
que ce soit pour boire à mon calice
que de sa langue il m'offre mille délices
que la folle complainte puisse s'élever
à vaincre sans péril on triomphe sans gloire
qu'il manie son glaive et ses mots habilement
pour gouverner mon coeur il lui faudra prévoir
et trouver la clé de mon hypothétique égarement
28 mars- 13h43
Pour gouverner un coeur, il faut etre capitaine,
Capitaine d'un bateau, peut etre vert et blanc,
mais voulez-vous vraiment, ô ma reine,
subir les conséquences de votre égarement ?
Oz- 29 mars- 11h18
un égarement ne se prévoit pas
inutile d'imaginer ses conséquences!
si vous étiez capitaine
de ce bateau plus fort que l'ébène
m'emmeneriez vous en voyage?
me feriez vous l'amour sur la plage?
m'appelleriez-vous tous les jours?
m'appelleriez-vous "mon amour"?
je suis femme et je connais la chanson
vous êtes homme et il serait de bon ton
que vous me fassiez entrevoir
la magie de votre tour d'ivoire,
l'interminable liste des conséquences
avant que commencent les réjouissances
29 mars-18h24
J'ai été ce capitaine, et dans chacunes de mes mes inspirations,
Je vous envoyais mon ame, avez recu l'invitation ?
Le souffle faible, les larmes abondantes, et le coeur qui bat,
je me battais contre les vents, sur mon fameux trois-mats,
dans le seul espoir de vous apprvoiser,
meme maladroit, harassé, et blessé,
J'ai osé ce cri, ce cri du coeur, fort mais discret,
ce cri d'amour, ce cri insensé : vous m'avez envouté.
Oz-11 avril-15h03
21 avril 2008
As I wanted to tell you...
Je t'aurai un jour, que ca plaise ou déplaise,
Virtuellement deja, on fait l'amour ou on baise,
don't you see i'm a fool, in so many ways
and I swear to God, i'll get you some days.
J'ai vu, a travers ton écran, comme tu me supplies
Prends moi dans tes bras, aime moi, je t'en prie,
De tes yeux noirs profonds, you were staring at me,
you didn't know what happened, that was like chemistry
n'aie pas peur, moi aussi je t'aime, n'aie pas peur,
et je promets de t'aimer jusqu'a ce que je meurs
my chains are full of gold, they aren't made of silver
and i know, up to now, i'm no longer a stranger
Alors délivre moi, fais moi boire tes remedes,
j'ai besoin de toi, j'ai besoin que tu m'aides,
look at all those words that for you I made,
and world wide, our love will step out of the shade
I love you so much.
Oz- 12 juillet. 0h39
comme toujours derrière toi
j'ai peine à trouver mes mots
les tiens sont si beaux
ils sont comme la caresse de la soie
sensuels et doux
sulfureux et brulants
comme un baiser dans le cou
que s'offriraient des amants...
18 juillet-21h39
Mais qu'importe leur beauté, s'ils ne sont pas partagés,
Qu'importent les éternités, si elles n'ont jamais débuté,
Qu'importe la douceur des caresses, si personne a choyer
Qu'importe la chaleur des mots, s'ils ne connaissent pas d'été
Qu'importe une vie entiere, si elle tarde a passer,
et qu'importe d'avoir un coeur, s'il n'a pas d'amour a donner...
so,
Qu'importe a deux amant, un baiser,
s'ils ne savent toujours pas s'aimer...
Oz- 21 juillet 11h38
un coeur a toujours de l'amour à donner
mais quel amour veux tu recevoir
un amour tendre et passionné qui ne dure qu'un été
un amour d'éternité, illusoire, qui rimera avec désespoir
Il est des coeurs, malades d'aimer
qui cherchent l'oubli chaque nuit
puisqu'au futur ils ne peuvent conjuguer
Il est des coeurs qui aiment dans la démusure
qui vendraient leur âme au diable pour être "sa moitié"
passe le temps,de l'enfer, ils connaissent la brulure
Pour s'être donnés l'un à l'autre au creux d'un hiver
Il est des amants qui jamais plus ne connaîtront la paix
passent leurs jours et leurs nuits, prisonniers de leur amour secret
ils avaient oublié que médaille aussi belle avait un revers
est-ce cet amour là que tu veux
es-tu sûr de vouloir en payer le prix
pour quelques caresses de feu
es-tu prêt à devenir camé à vie
veux-tu connaître les douleurs de l'absence
que seule sa voix peut apaiser
mais contre l'embrasement des sens
pourtant, ça ne commence que par un baiser...
mais comment résister à la tentation
et pourquoi résister,ne pas succomber
tu connaîtras un plaisir aux parfums d'éternité
mais tu seras à jamais condamné, attention
goûter à la fusion absolue des corps
c'est comme être touché par un mauvais sort
et ne pas vouloir être désenvouté
dis-moi, es-tu sûr de vouloir y goûter?
29 juillet- 20h12
une vie simple, limpide, sans intéret !
que j'aille au diable !
Trouvez moi un sort à me jeter,
me rendre minable !
Laisser moi rever, de vie, de mort, de liberté,
mettons nous a table,
s'il faut mourir pour un baiser, je suis pret a déguster
j'en suis capable.
Je reviens vers la vie par le petite porte.
c'est si vite arrivé,
un pneu qui éclate, des amours mortes,
on m'aurait oublié,
Tete à queue sur l'autoroute, collision trop forte
rebondir sur le muret
un Aller Retour, en quelques sortes,
vers un monde trop parfait.
Deux jours pour me reveiller
seul, ou mal accompagné
Pourquoi avoir pris cette peine,
pour me dire que j'ai de la veine
A l'origine, je n'ai rien demandé
ou peut etre, juste un baiser.
Je m'en tire pas trop mal,
so, qu'importent, aux cervicales
les douleurs et contusions,
les compresses, les perfusions,
s'il me manque au final
ce baiser qui ferait mal...
Je serai parti pour l'au dela avec des milliards de regrets
des regrets, des regrets... d'avoir vécu, sans exister..
Oz-29 juillet-19h39
18 avril 2008
Juste un doigt
A ces quelques mots déjà postés, manquaient ceux de mon complice:
Doigt coquin lorsqu'entre tes fesses il s'immisce
Doigt gourmand lorsqu'entre tes lèvres il se glisse
Doigt brûlant lorsqu'il se prend pour mon amant
Doigt léger lorsqu'il se fait caressant
Petit doigt lorsqu'il devine et me dit
Doigt bagué, prisonnier, sois maudit!
Doigt mutin lorsqu'il se pose sur ma bouche
Doigts complices lorsqu'ils jouent sous la douche
Doigts noués pour lier nos mains
Doigt glissant sur ta peau à sa guise
Doigt charmeur lorsqu'il te dit viens!
Ecoute ton petit doigt...il te dit que j'ai envie de bêtises!
17 janvier-9h34
Doigt dans l'oeil, tous ces mots pour rien...
Doigt majeur, indépendant, et vacciné
Doigt d'honneur, honte quand tu nous tiens
Doigt sali, quand il se fourre dans le nez
Doigt végétal, entre l'arbre et l'écorce,
Doigt leché, Dieu que ca fait du bien
A deux doigts, et l'avenir que tu amorces
Doigt dans le mille, tous ces mots pour rien...
Merci pour ces jolis mots .
Doigt-je écrire tout cela ?
ou m'écarter comme il se doigt ?
tous ces venins que je bois,
en me léchant le bout des doigts
Doigt-je fuir au fond des bois ?
Oz- 22 mars 2007. 4h46
écris cela et davantage
mes mots ne sont pas venins mais mirages
pourquoi fuir au fond des bois?
je te suivrais, et là bas il fait froid
écris encore, reste à mes côtés
écris encore, toi seul peut m'apaiser
22 mars-14h52
16 avril 2008
Bouteille à la mer
je me suis assise et j'ai fermé les yeux
j'ai rêvé d'ailleurs, d'autres cieux
au pied d'un diamant posé sur l'océan
j'ai vu un magicien trop absent
dans mon rêve, il écrivait
des mots dont lui seul a le secret
des mots qui se nouent, des mots magiques
des mots qui jouent, des mots magnifiques
dis moi, magicien, maître de poésie
quand reviendras tu ici?
il me tarde de te retrouver
et de ta folie partager
11 avril. 14h29
oups! je suis amoureux !
Oz, 11 avril- 18h05
je l'ai appelé et il est revenu
le verbe n'a rien perdu de son charme
en quelques lignes il vous désarme
je l'attendais et je ne suis pas déçue
12 avril 2007- 14h27
14 avril 2008
Départ et retour de vacances
Je retourne a ce département d'outre mer,
ou le ciel et l'océan sont du meme bleu,
m'allonger au soleil, me laisser faire,
et apprécier ce morceau de paradis de feu
me baigner en compagnie de Joséphine,
engloutir d'un seul pas la montagne pelée,
me balader sur la plage des salines,
me laisser porter par les Alizées...
et a défaut de perle, je contemplerai le diamant,
lui donnerai mon ame, et mes plus beaux mots,
j'attendrai en vain, à mes maux un calmant,
et lassé, je grimperai, et me jetterai de tout en haut...
Oz 29 mars 2007. 11h31
J'ai sauté de tout là-haut
plongeant dans les eaux bleues
les Caraïbes m'ont joué un beau concerto
et la faune marine m'a offert un ballet fabuleux
Jalouse de ce diamant
à qui tu offriras ton âme et tes mots
je voudrais qu'il me les renvoie en écho
il ne le fera pas alors je t'attendrai patiemment
perle des Antilles contre perle du désert
sommets de l'Atlas contre l'immensité de la mer
aucune chance de nous rencontrer
il nous faudra encore patienter
mais au hasard d'un aéroport parisien
nous nous croiserons peut-être
nous nous frôlerons sans nous reconnaître
sans même échanger un signe de la main
Je pars quelques jours aussi
quelques jour pour espérer l'oubli
quelques jours pour soigner mon coeur meurtri
quelques jours pour garder le meilleur de lui
29 mars 2007 . 16h27
Je reviens, flute, encore vivant,
j'aurais voulu mourir sous ses doigts,
j'ai essayé de t'offrir ce diamant,
mais ma voix trahissait mon émoi.
Pres de l'ilet de la Perle,
une larme coula sur ma joue,
a la douceur du chant du merle,
se melait la colère et le courroux,
d'etre loin de ma perle, de mon diamant,
et de ne rever que d'etre ton amant...
Oz- 11 avril 2007. 17h20
qu'aurait-elle fait sans toi
cette perle au coeur meurtri?
elle qui se languissait de tes mots
ceux là même qui guérissent ses maux
les neiges de l'Atlas l'ont enchantée
les sourires des enfants l'ont comblée
mais rien ne lui a apporté l'oubli
seule ta plume lui offre un peu de répit
lorsque tu écris tes jolis vers
un peu, l'étau se déserre
elle se laisse emporter par leur musique
et sombre dans ses délires oniriques
elle t'a imaginé au pied de ce Diamant
elle a aimé le contempler en rêvant
elle te voyait sur les sentiers de l'Ile aux fleurs
elle s'est souvenu de leur beauté sans senteur
12 avril 2007 . 14h27
leur beauté aurait eu plus d'éclat encore
si je pouvais pénetrer la chaleur de ton corps,
cette belle ile aux fleurs semblait fanée
sans la douceur de ta présence a mes cotés,
ce diamant paraissait morne et terne,
sans ta voix pour éclairer mes lanternes,
nous aurions, a deux, emprunté la Trace,
de Saint Pierre jusqu'en haut de l'Atlas,
Je m'enterrerai dans la tombe de Cyparis,
les jardins de Balata, j'y cueillerai du lys,
je dinerai, s'il le faut sur la table du diable,
pour que le temps avec toi, soit interminable..
-= Oz =-14avril 2007. 0h02





