la caresse d'un songe

des mots qui se nouent, qui s'étreignent, déposés là pour le plaisir, au gré de l'inspiration, et dans l'espoir que leur musique charme celles et ceux pour qui la sensualité est un art de vivre

30 mai 2008

Pari sur l'inconnu 2

La femme est venue l'aider à sortir de la voiture. Aussitôt, elle a senti le vent frais s'engouffrer sous sa jupe, caresser sa peau nue, au-dessus de ses bas. Privée de la vue, attentive au moindre bruit, elle a entendu le bruissement des feuilles dans les arbres.

C'est alors qu'elle s'est présentée: je suis Cathy.

- Cathy? celle avec qui j'ai écrit tant de duos érotiques?

- Oui, oui, la même!

Comme si elle arrivait enfin en terrain connu, elle se détendit un peu et se laissa guider dans l'allée de cailloux qui lui rendait la démarche hésitante. Elle a monté plusieurs marches avant d'entrer dans une maison. Une forte odeur d'encaustique saturait l'atmosphère. Le parquet s'est mis à grincer sous ses pieds. De chaque marche de l'escalier qu'elle emprunta émanait une plainte.

Elle était chez lui, à l'extérieur de la ville, dans une demeure cossue du début du dernier siècle. Elle était là, sans téléphone, sans qu'aucun de ses proches ne sache quelle folie elle était en train de commettre, avec une déconcertante détermination. Tout était allé si vite!

Lorsqu'elles sont arrivées dans la chambre, Cathy lui a ôté son masque, lui rendant la lumière. Les volets étaient clos, mais l'endroit décoré avec goût. Non, décidément, rien ne l'inquiétait vraiment. Tout cela n'était qu'un jeu.

- Voilà, je te laisse te changer. Il a préparé ça pour toi.

Posée sur le lit, une tenue au goût douteux la fit éclater de rire.

- Oh non! il ne veut quand même pas que je porte ça?!

- Ah si! il est formel: ou bien tu obéis à la lettre, ou bien nous te reconduisons chez toi

La fermeté du ton employé la surprit un peu, tout comme le manque d'humour de Cathy,mais elle se plia aux éxigences du maître des lieux.

Elle revêtit sans broncher le corset, les cuissardes et les gants de latex rouge, ainsi que les bas noirs. Ainsi parée, elle se mira dans un psyché et ce qu'elle vit lui parût...très sexe. Elle se vit indécente et excitante. Ses seins, remontés à l'extrême, débordaient des corbeilles comme deux fruits bien murs...quant à son cul...il apparaissait tel une cible.

- c'est bon? tu es prête?

- Oui! mais on ne reste pas là?

- non, on descend

A nouveau, Cathy lui banda les yeux et elles reprirent l'escalier. Elle reconnut d'instinct l'endroit par lequel elles étaient entrées, tout à l'heure, mais elles empruntèrent cette fois un autre escalier. Celui-ci était en pierre, et la fraîcheur soudaine lui fit comprendre qu'elles se rendaient au sous-sol. Elle eut tout loisir d'admirer les lieux parce que Cathy dénoua aussitôt le foulard. Elles cheminaient dans un long couloir vouté, aux pierres magnifiques. L'endroit ne manquait pas de charme. Elles arrivèrent devant une grille de fer forgée qu'un homme masqué vint ouvrir.

Elles entrèrent alors dans une pièce à l'ambiance barroque, éclairée de plusieurs candélabres, mais dont le mobilier ne laissait pas planer le doute sur l'usage de l'endroit. Dans un coin, un fauteuil particulier, muni d'étriers, laissait imaginer la position indécente de celle(ou celui) qui y prenait place.

fauteuil

Là, un paravent, percé à hauteur stratégique de plusieurs trous, comme ceux que l'on trouve dans certaines boîtes échangistes, et qui permettent d'être sucés sans être vus... Et puis là encore, accrochés au plafond, des chaines, des supports de cuirs... mais dans quel guêpier s'est-elle fourrée?!

- Ne t'inquiète pas! Ici, tout n'est que plaisir. détends-toi!

Cathy s'installa dans un fauteuil tandis qu'elle resta debout, attendant l'entrée du maître-queue...

***

Posté par chimeres à 10:10 - Des songes brûlants - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Honte!

Ce soir, j'ai honte. Je suis en colère aussi. Et puis j'éprouve de la compassion....

Aujourd'hui, sur le sol du pays des droits de l'Homme, mais apparemment pas de la femme, un Tribunal vient de rendre le jugement de la honte:

Parce que nous n'avons pas été capables de faire évoluer nos lois les plus rétrogrades, une femme vient d'être répudiée, au nom de la justice française.

Oui, répudiée! Comment dire autrement, quand, à la demande de son mari, on voit son mariage annulé au seul motif qu'elle n'était pas vierge?

En 2008, la justice de mon pays a permis cette monstruosité: elle a ramené le statut d'une femme à sa seule virginité. Parce qu'un homme, blessé dans son orgueil animal, a découvert le soir de ses noces que sa jeune épousée n'était pas vierge, il a demandé l'annulation du mariage, et un juge la lui a accordée.

Rien à dire sur la forme: il n'a fait qu'appliquer la loi, dans sa brutalité la plus primaire ( on regrette parfois qu'elle ne le soit pas avec autant de zèle)

Mais je suis révoltée qu'aujourd'hui, dans un pays dit civilisé, on puisse encore appliquer des lois vieilles de 2 siècles, en matière de moeurs, créant ainsi une jurisprudence pour des hommes, dont le sens de l'honneur se cache derrière la peur, à moins que ce soit l'inverse!

Enfin, je me dis qu'à tout prendre, il vaut mieux pour elle qu'elle soit libérée de cet homme: lui refuser l'annulation l'aurait probablement condamnée, elle, à une vie de tortures. Mais un divorce aurait été moins humiliant...

Ce soir, je pense à la détresse de cette femme, qui doit être rejetée par sa propre famille et j'ai envie de crier!

Le combat des femmes n'est jamais fini: pour ne pas retomber au moyen age, pour ne pas accepter ces pratiques indignes, il FAUT abroger cette loi!

courage

Posté par chimeres à 08:42 - Jours de spleen - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mai 2008

Pari sur l'inconnu

Depuis qu'elle a échoué sur ce site, voilà près d'un an, sa vie a pris une tournure inattendue. Bien sûr, quand elle s'est inscrite, elle savait bien qu'elle ne parlerait pas point de croix mais plutôt fines dentelles. Ca tombait bien, elle aimait ça, les dentelles, les dessous chics et le crissement de la soie! Elle a tout de suite trouvé sa place, et de sa plume, elle embrasait les sens des lecteurs de passage.

Mais tout ça était trop facile pour elle. Elle, ce qu'elle voulait, c'était atteindre le maître des lieux, le secret, le discret. Elle le savait, tapis dans l'ombre, à l'affût de ses textes sulfureux. Et à son tour, elle a épié; ses remarques, ses commentaires. Elle l'a étudié, disséqué avec une précision chirurgicale, pour mieux affiner son plan d'attaque. Elle a vite compris que l'homme versait dans la domination. Fallait-il qu'elle soit folle pour emprunter ce chemin jusque là inconnu! Mais voilà justement ce qui la faisait vibrer plus que tout: les défis qu'elle se lançait à elle-même. Et le dernier qu'elle avait imaginé, c'était de séduire cet homme et de le rencontrer. La stratégie était simple: s'approcher, le ferrer, tout en lui laissant croire qu'il décidait de tout.

Et une fois de plus, elle a gagné...enfin, selon les règles qu'elle s'était fixées!

Longtemps, ils ont joué au chat et à la souris. Elle a feint une innocente naïveté qui l'a définitivement conquis, allant jusqu'à lui donner son numéro de téléphone, accompagné de ces quelques mots: "à vous, quand vous le voudrez, où vous voudrez, comme vous voudrez". Puis elle s'est tue. Elle n'a plus écrit. Oh, il a bien tenu, un peu, puis un jour...

- Allo?
- C'est moi

Il ne manquait pas non plus d'assurance, pour savoir que sans jamais l'avoir entendu, elle le reconnaitrait! Le coeur affolé, elle n'a rien montré de son émotion. Elle a juste répondu - bonjour. Je vous écoute...

- votre proposition tient-elle toujours?
- je ne reviens jamais sur mes promesses
- demain, 14 heures. Soyez prête: quelqu'un passera vous prendre, à une condition...
- acceptée
- vous n'attendez pas de savoir laquelle?...prometteur! vous aurez les yeux bandés. Vous ne devez pas savoir où vous allez

L'échange qui a suivi n'était que soucis logistiques sans intérêt...

- avez-vous une préférence, pour ma tenue?
- ne vous souciez pas de ça. Vous trouverez le nécessaire sur place. à demain.

Elle était arrivée à ses fins; elle avait un rendez-vous avec sa proie, mais soudain, elle eut un frisson, une minute de lucidité...et si c'était elle, la proie?! Trop tard, elle ne reculerait pas!

Après une mauvaise nuit, elle s'est levée tôt. Elle a fait couler un bain dans lequel elle s'est laissée aller à la rêverie, imaginant 1001 scenarii. Puis elle s'est soigneusement épilée.

A 14 heures, elle était prête lorsque la voiture s'arrêta dans la cour.

Alors qu'elle s'approchait de la portière, une femme sortit et sans un mot, elle lui banda rapidement les yeux avant de la guider à l'intérieur. Docile, elle se laissa faire. Elle tenta bien de se repérer, elle posa quelques questions qui restèrent sans réponse. Combien de temps ont-ils roulé, elle ne saurait dire. Elle se rappelle juste de l'excitation qui était la sienne, et qui croissait à mesure qu'elle s'approchait de son mystérieux partenaire. Une excitation étrange, de désir animal et de peur mêlés. Quand enfin elle entendit le bruit des graviers sous les roues de la voiture, elle comprit qu'ils étaient arrivés et elle en fût presque soulagée...

route

***

Posté par chimeres à 14:27 - Des songes brûlants - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les mots-clé

Parfois, je m'amuse à consulter les statistiques. C'est ainsi que je sais que j'ai parmi mes lecteurs ou lectrices, des gens fidèles qui ne laissent jamais de commentaires. Leurs passages, souvent longs, témoignent de leur intérêt et ça me suffit.

Plus rarement, je consulte les mots clés qui ont conduit certains à cliquer chez moi...et là, souvent, je passe un franc moment de rigolade. L'insolite du jour, c'est "baise bien et fou le camp",(écrit tel quel),  en provenance de google. Et là... grand moment de solitude: comment, avec des mots-clé comme ça, peut-on atterrir chez moi?! enfin, l'honneur est sauf, la connexion n'a duré que quelques secondes...

Dans le même genre, j'ai eu aussi, "baiser avec ma mère", "elle m'a mordu le clitoris"... y'a des gens bizarres...

Posté par chimeres à 11:08 - C'est beau la vie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une étoile de plus là-haut

Sydney Pollack s'en est allé rejoindre les étoiles...

A l'annonce de sa mort, la musique d'Out of Africa s'est rappelée à ma mémoire. Les images de ce film magnifique ont suivi. Aucune image osée, et pourtant, un érotisme à fleur de peau, un romantisme torride, et la beauté bouleversante de l'Afrique...alors si le coeur vous en dit, cliquez, et laissez vous aller, laisser vous planer...

out_of_africa

Posté par chimeres à 08:47 - Jours de spleen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 mai 2008

Conduite voluptueuse

Voilà un bail que nous n'étions pas allés passer le week-end chez nos amis, surtout sans les enfants: ça fait du bien de se retrouver à deux, de temps en temps!

La soirée d'hier s'est bien passée. Le repas était délicieux, comme d'habitude, et les vins exquis. Commencer la soirée au vin de paille, et poursuivre par un Romanée Conti, c'était franchement une bonne idée...mais le vin me grise, et tu sais bien que lorsque je suis grise...

Quelle idée de dormir, chez eux! Dans ce lit qui grince, dans cette chambre au parquet qui craque! A table, déjà, je sentais une douce chaleur m'envahir. Tu as pu évaluer la lente montée du désir, à l'ascension simultanée de mon pied le long de ta jambe, sous la table, jusqu'à ce qu'il se niche entre tes cuisses. Ton regard me disait mais t'es folle, arrête! et en même temps oh oui, continue! J'adore mesurer l'effet de mes caresses au reflet de tes yeux! Dans les miens, tu pouvais lire tous les scenarii obscènes dont je rêvais. La peur de se faire surprendre, le goût de l'interdit décuplent toujours ma soif de folies. J'attends le moment où tu seras contraint d'abandonner la partie: à ce jeu, je gagne toujours! Et tu as abandonné, comme toujours... emprisonné mon pied, entre tes cuisses serrées, tel un puceau effarouché. Trop tard, je l'ai senti! et je te le dis en silence, droit dans les yeux: tu bandes mon chéri!

Pas facile de suivre la conversation, soumis à une telle pression! Tu t'es bien gardé t'attiser davantage le feu qui couvait en mon ventre. Tu aurais senti entre mes lèvres intimes perler les larmes d'émotion. Trop sage! tu m'agaces!

Je ne savais pas que je t'avais chauffé à ce point. Lorsque nous nous sommes couchés, je me suis lovée contre toi, et j'ai entamé les caresses, celles qui riment avec ivresse... Mauvais perdant! Tu la tiens ta revanche! Ta volonté de fer, triomphante de la faiblesse de ma chair.

Non.

Un mot de trois lettres, trois fois rien, pour une nuit de désir brûlant inasouvi. Je te déteste...aussi fort que je t'aime. Je déteste ton sourire en coin au petit matin, qui me dit alors, qui c'est le plus fort? C'est ça! tu te crois le plus malin? Tu n'as pas plus dormi que moi. J'ai senti ton sexe dressé, tendu à l'extrême. Triomphe encore, de l'esprit sur le corps...

Dimanche matin entre copains, entre copines. Défouloir entre filles: si tu savais tout ce qu'on a balancé sur vous! et on en est arrivé à la conclusion suivante: vous êtes les plus grands emmerdeurs que la terre aie portés...mais on ne peut pas se passer de vous!...déprimant!

Le temps a passé doucement, puis nous avons repris la route...
Regards complices, sourires taquins, doigts mêlés, mots câlins. Tu conduis. Ma tête sur ton épaule, ma main sur ta poitrine, sage...d'abord. Le silence s'impose. Nous sommes concentrés l'un et l'autre sur nos sens, qui à nouveau s'embrasent. Lorsque ma main, un a un, défait les boutons de ta chemise, tu ne dis rien. Tu regardes sérieusement la route. L'A4 est déserte en ce dimanche après-midi.
Alors je m'enhardis, caresse ta poitrine, pince doucement tes tétons. Seule ta respiration me renseigne sur ton émoi, jusqu'à ce que mes yeux se posent sur le renflement de ton pantalon, sous la ceinture de sécurité.
Je m'applique à défaire délicatement ta ceinture, puis les agrafes, enfin la fermeture, que je fais glisser, cran par cran. A présent, c'est moi qui la tiens, ma revanche! Tu abandonnes. Cette fois, la raison abdique, et tu te cambres légèrement, pour faciliter la libération de ton sexe...

Qu'il est beau! long, épais, doux. Il est là, dressé entre tes cuisses, comme étranger de toi, qui garde toujours les yeux rivés sur le ruban de bitume. Mais tes yeux brillent, trahissant tes pensées. Je l'emprisonne de ma main et sa chaleur m'irradie. Quelques va et vient suffisent à faire jaillir la perle cristalline. Cette fois, je n'y tiens plus, je me penche et la recueille sur le bout de ma langue. D'un doigt mouillé à ma bouche, je caresse tes lèvres, puis je retourne engloutir l'émouvante colonne de chair, frémissante sous les assauts experts de ma langue. Ta respiration s'accélère. Tant de désir contenu, depuis si longtemps, aura bientôt raison de toi! Je relâche un peu la pression, me redresse et te regarde. Tu aimes? oui! mais c'est pas prudent...et puis, qu'est-ce que tu veux? Sur ces mots de bon sens, je replonge pour t'engloutir au fond de ma gorge, t'aspirer, te lécher, te sucer avec gourmandise. Je sens monter ta jouissance, imminente. L'une de tes mains lâche le volant et s'abat sur mon épaule et la serre à me faire mal. Arrête ou je vais jouir! Piquante supplique qui me fait redoubler de vigueur, jusqu'à ce qu'en jets saccadés et longs, tu déverses sur ma langue le plus doux des nectars.

Je me redresse dans un sourire, la bouche souillée comme un enfant gourmand et je te lance "alors, c'est qui le plus fort?" en éclatant de rire. Pas folle! par ces quelques mots aiguillons, je viens de prendre une option pour une nuit de tendre revanche!

Conduis bien mon chéri! moi, maintenant...je dors!

Posté par chimeres à 16:55 - C'est beau la vie - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 mai 2008

une idée pour ce soir?

Et ce ne sont pas ces messieurs qui me contrediront....

Posté par chimeres à 20:28 - C'est beau la vie - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 mai 2008

Si j'écrivais...

jour_de_spleen

Si je devais écrire une lettre de rupture, ce serait une lettre d'amour: il ne faut jamais renier ce qu'un jour, on a porté aux nues!
Si je devais écrire une lettre de rupture, elle dirait ceci...

L'heure est venue, mon amour, de lâcher prise. Je largue tes amarres, celles qui te retenaient à moi et mes chimères. Va, il est temps. Toi, tu aimes le vent du large et la liberté, les vagues qui renversent et qui chavirent. Moi, j'aime la terre et l'ombre rassurante des montagnes, solides et immobiles. Va, vogue de port en port, ou retourne à ton port d'attache. Il n'est pas très accueillant mais au fond, tu y as tes habitudes...

Je largue tes amarres et c'est moi qui sombre. Je te quitte parce que je t'aime. Je te quitte avant les rancoeurs et les larmes. Je te quitte parce que j'ai perdu l'espoir et que je n'ai personne à qui en vouloir. Je te quitte parce que je ne supporterais pas de te voir faire semblant, parce que je ne veux pas que tu me protèges en mentant...tu sais que la vérité n'est jamais plus cruelle qu'un mensonge bienveillant.

Déjà tu t'éloignes et je garde en moi nos plus beaux souvenirs, comme des perles de vie que je caresserai à chaque fois que le vide s'ouvrira sous mes pieds. Il ne faut rien regretter, il n'y a rien à regretter. J'accroche ton coeur à mon cou et te regarde t'éloigner. Bon vent mon Amour, prends soin de Toi...

****

Oui, si je devais écrire une lettre de rupture, elle ressemblerait à celle-là...

Longtemps encore, je soufflerai sur nos souvenirs mal éteints.

Posté par chimeres à 11:29 - Jours de spleen - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tout passe, tout lasse

Sauve-moi du désespoir
Dis-moi que j'avais tort d'y croire
Dis-moi qu'il y a un après
Sauve-moi des remords et des regrets

Le temps est venu de lâcher prise
D'ouvrir grand les fenêtres de ma vie
Même si d'un mirage je suis éprise
Il me faut retrouver le chemin de l'envie

Mais passent les jours et les années
Mes souvenirs sont si lourds à porter
Je me sens comme une fleur fanée
Qui était belle et qu'on ose pas jeter

Je m'invective, un pied au bord du gouffre
Es-tu sûre au moins que tu souffres?
Secoue-moi, je déteste ma faiblesse
Avant longtemps, il aura oublié mon adresse

Ainsi vont la vie et les choses
Il en va des amours comme des roses
Emouvantes de beauté lorsqu'elles naissent au printemps
A peine épanouies que déjà elles meurent inexorablement

fleurs_mortes

Posté par chimeres à 08:47 - Jours de spleen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 mai 2008

J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans...

Parce qu'il est des jours comme ça

où le soleil peut bien briller de tout son éclat

Tout me pousse à ce triste constat

Et même au coeur de l'été, je sais que j'aurai froid...

Merci Cara Mia pour ton aide précieuse

Posté par chimeres à 18:50 - Jours de spleen - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »