02 mai 2008
Plans sur la comète
Crois-tu que je broie du noir?
Ou que je nourrisse de noirs desseins?
Que je pleure sur quelques déboires?
Ou que je ressasse un chagrin?
Tu n'y es pas du tout!
Moi, je rêve à demain!
A tes lèvres douces dans mon cou
A ton regard caressant mes seins
J'ai le coeur en voyage
Parti en diagonale
Dit comme ça, c'est pas banal
Parti vers un mirage...
Ce n'est pas un rêve que je veux caresser
Moi c'est ta peau que je veux toucher
J'avais raison d'y croire
bientôt à ta source, je retournerai boire
29 avril 2008
Au Clair de la Lune
Au clair de la Lune,
Mon tendre coquin
Caresse moi de ta plume
Donne moi ta main
Dis moi que tu m'aimes
Pour qu'au vent je sème
Des prières et des serments
Pour te garder Amant
27 avril 2008
Soleil couchant
A l'heure où le soleil se couchait
C'est à lui que je pensais
Je le rêvais si fort que je le sentais près de moi
J'aurais voulu sur ma peau la caresse de ses doigts
Relevant mes cheveux, lascive
J'aurais voulu être sa captive
Mes seins prisonniers de ses mains
Sa bouche dans mon cou pour un tendre câlin...
02 avril 2008
Matin câlin
Je sors doucement de la nuit
La tête pleine de rêves
Et le corps pétri d'envies
En secret, j'attends qu'il m'enlève
25 mars 2008
On a changé la déco!
On a changé la déco, mais on a gardé l'essentiel!
Harcelée jour et nuit par des décorateurs d'intérieur intégristes, que le papier peint de ma salle à manger semblait incommoder, nous avons décidé de changer radicalement de style. Avouez que je paie franchement de ma personne! Le côté animal de certains mâles dominants devrait être flatté...
24 mars 2008
Nonchalance
Pose nonchalante, presque innocente,
pour attiser ton goût du revers.
Rêverie coupable,
tes mains écartant mes cuisses,
ta langue se frayant un passage dans l'étroit sillon.
Moi debout, toi à mes genoux,
mais qui de nous deux domine l'autre en cet instant?
Mon plaisir suspendu à tes caresses,
mes pensées restent secrètes et mes suppliques muettes.
Sauras-tu entendre ce que je ne dis pas?
sauras-tu décoder cette innocente nonchalance?
21 mars 2008
Mélancolie
Ce matin, j'ai froid. Inutile de couvrir ma peau, j'ai froid dedans. Pourtant, mon coeur et mon ventre brûlent d'un désir ardent. Je maudis la distance qui nous sépare, qui nous tient éloignés l'un de l'autre. Dos au mur, face à la réalité toute nue, la mélancolie m'envahit peu à peu. Le manque de Lui me serre la gorge. J'ai des envies d'encore, plus fort. Je veux le voir chavirer, fermer les yeux quand ses soupirs s'envoleront. Je veux voir ses mains sur mes seins dans un miroir, sentir son sexe lourd contre mes fesses.
Tout cela et bien plus encore... Aujourd'hui, j'ai froid et j'ai du vague à l'âme.
Mon amour, mon fripon, dis-moi que je goûterai encore ta peau, que je boirai encore à ta source.
Mon amour, ma douleur, aujourd'hui...j'ai le mal de Toi.
18 mars 2008
Equilibre imparfait
Nous nous sommes donnés rendez-vous. Je suis arrivée la première. Je l’attends. L’attente est une douce torture, un délicieux mélange d’excitation et d’appréhension. J’entends ses pas dans le couloirs.
Je prends place, dans un équilibre précaire, sur un tabouret étroit. Je prends place, dans une pose indécente, obscène. Aujourd’hui, j’ai envie d’être à lui. Envie qu’il me fasse l’amour sans ménagement, en pensant à lui.
J’ai envie de voir un désir lubrique dans ses yeux. Envie de me sentir objet de plaisir.
Déjà, il repousse la porte derrière lui. Enfin, il m’aperçoit. Surpris de me trouver ainsi offerte, il me sourit. Je l’observe, le défiant du regard. Je ne dis pas un mot, lui non plus. Il se déshabille, lentement. D’abord sa chemise, qu’il prend le temps de poser sur le dossier d’une chaise. Il sait qu’il joue avec moi. Je ne bouge pas, je sais être patiente, même si mes lèvres gonflées me font souffrir, même si le vide de lui m’aspire.
Le voilà nu. Le sexe dressé, arrogant, il s’approche de moi, d’une démarche féline. Il caresse ma joue de sa main, puis de son glaive puissant. Enivrante douceur de sa peau, délicat parfum, alchimie des sens, je lui offre le refuge de ma bouche. Comme un serpent avale sa proie, je l’engloutis patiemment, en serrant et relâchant l’étreinte de mes lèvres, jusqu’à le sentir au fond de ma gorge. Mes mains restent posées sur le tabouret et je demeure presque immobile. J’attends de lui qu’il prenne l’initiative. J’attends de lui qu’il lise dans mes pensées… j’attends de lui qu’il baise ma bouche comme il baise mon ventre. Il a entendu ma supplique muette, au-delà de mes espérances. Il va et vient dans ma bouche, sans retenue, sans tenir compte des hauts le cœur qui menacent, ignorant l’asphyxie qui menace, il se donne du plaisir, et son plaisir est le mien. Il m’électrise. Ma salive coule, les bruits de succion semblent l’exciter d’avantage encore. Au bord de l’explosion, il se retire, s’agenouille et m’embrasse tendrement.
Puis, en silence, il me contourne. Je ne veux pas me retourner. J’ai les sens en éveil. Il me semble entendre le moindre son, ressentir le moindre frôlement. Divins instants que ceux qui précèdent la délivrance.
Il écarte doucement mes fesses, et recueille avec gourmandise le nectar qui coule de ma fente. Le contact de sa langue est doux, brûlant. Il aspire mes lèvres intimes, fait rouler mon clitoris sous ses doigts. De sa langue dardée, il force la porte des plaisirs interdits. Il y enfonce un doigt, puis deux. Je gémis sous l’assaut , quelque peu sauvage. Il prononce des mots crus, des mots à frémir, des mots qui appellent la jouissance. Je les reçois, docile et offerte, et je les encourage de mes soupirs. Il se redresse et enfin, s’enfonce dans la douce moiteur de mon écrin. En mouvements doux et amples, il prend possession de mon ventre, s’allongeant un peu sur mon dos, pour libérer mes seins lourds.
La jouissance est proche, déjà , les frissons s’emparent de ma peau. Il accélère la cadence et je jouis, de son sexe dans mon ventre et de ses doigts dans mon anus…satisfait, il se retire pour emprunter l’étroit chemin. Dans un râle animal, il déverse sa lave blanche au creux de mes reins…
Reprenant ses esprits, il me soulève et me dépose sur le lit. Doucement il me déshabille. Je me réfugie au creux de son épaule, repue et ravie, pour un long moment de tendresse.
06 mars 2008
Entracte
Dans le cadre de mes envies...

Merci, Bulle, pour ton aide ;o)
et en pensant à Lui que j'aime...








