02 mai 2008
Au magicien
Pourquoi, magicien, gardes-tu le silence?
Passent les jours et les saisons
sans vraiment en connaître la raison,
souvent à toi, je pense.
Je guête les traces de ton passage
dans l'espoir de vibrer sous ta plume
J'attends sagement de ce côté du rivage
Mais l'horizon est mort et la mer sans écume.
Aurais-tu perdu l'inspiration
tandis que tu traversais l'Atlantique
Pour te perdre aux Amériques?
pourquoi tant de discrétion?
Sais tu que tu me laisses orpheline?
Sais tu combien tu me manques?
Combien j'aimais tes offrandes câlines
Dis magicien, quand sortiras tu de ta planque?
25 mars 2008
Vieux poème retrouvé
Depuis que je me suis éveillée à l'Amour
J'ai le diable au corps, je le confesse sans détour
Mais je ne lui ai pas abandonné mon âme
C'est pour un ange que je me pâme
Un soir d'été, j'ai ouvert mon coeur à cet Ange
Et depuis, ici et ailleurs, je jette pour lui sur la toile
Des mots d'Amour qui retombent en poussières d'étoiles
Laissant dans leur sillage une musique douce et étrange
Vade retro satanas, tes mots ne sont que leurres
naïve je ne suis pas et de toi je n'ai plus peur
Dans ses bras, tout est calme et volupté
Il m'a redonné la paix la sérénité
Tes mots de miel n'étaient que fiel
Il est celui qui illumine mon ciel
Tes vers étaient tes seules armes
Mais mon Ange a tant de charme...
Merci, Bulle! te voilà experte en fouilles curieuses... fallait le retrouver, celui-là!
17 mars 2008
Confession particulière
Mon Père, pardonnez moi parce que j'ai péché.
Jour et nuit, j'ai commis le péché de chair.
En caresses et en pensées
J'ai cédé aux plaisirs solitaires.
La chair est faible et le désir ardent.
J'ai commis le péché d'adultère.
J'ai goûté à des plaisirs brûlants.
Ces plaisirs que l'on dit contre nature
m'ont fait tutoyer les anges
Avouez que c'est étrange!
Oui, je me suis vautrée dans la luxure.
Le diable que j'ai au corps voudrait que j'abjure.
Je n'en ferai rien, puisque Dieu est Amour
Il comprendra ma faiblesse.
Mon Père, pardonnez-moi sans détour
que j'aille sans retard à mon amant offrir mes fesses....
09 mars 2008
Je l'aime, lui non plus
Il est des mots doux glissés à l'oreille
A jamais qui résonnent dans mon sommeil
A jouer comme une sale gosse
Je suis tombée et j'ai des bosses
Des plaies qui jamais ne cicatrisent
Quand je pense à lui mon coeur se brise
Sans cesse on s'attire puis se repousse
c'est un jeu cruel mais une folie si douce
Quand je m'éloigne, renonce, abdique
Il revient , me réclame et je rapplique
Comment tourner la page, la vie n'est pas un livre
Seuls l'amnésie, l'oubli délivrent
Moi j'ai des trésors de souvenirs
auxquels je m'accroche, sur lesquels je soupire
Il veut y croire, garder l'espoir
je l'écoute, même si ce sont des histoires
Puisque nos rêves sont nos églises
j'y mets mes prières, même si elles m'enlisent
je n'y peux rien, il est mon autre
et tous ces mots qui sont nôtres
nous les jetons jour après jour au vent
d'un amour impossible ils sont le serment
Qu'importe que sera demain
Si le bohneur est à portée de nos mains
02 mars 2008
un doigt
Doigt coquin lorsqu'entre tes fesses il s'immisce
Doigt gourmand lorsqu'entre tes lèvres il se glisse
Doigt brûlant lorsqu'il se prend pour mon amant
Doigt léger lorsqu'il se fait caressant
Petit doigt lorsqu'il devine et me dit
Doigt bagué, prisonnier, sois maudit!
Doigt mutin lorsqu'il se pose sur ma bouche
Doigts complices lorsqu'ils jouent sous la douche
Doigts noués pour lier nos mains
Doigt glissant sur ta peau à sa guise
Doigt charmeur lorsqu'il te dit viens!
Ecoute ton petit doigt...il te dit que j'ai envie de bêtises!
et vous? que vous dit votre petit doigt?...
aïe! attention au doigt dans l'oeil! ;o)
27 février 2008
Conte moderne
Il était une fois une princesse
Qui écrivait sur la toile
Des mots tout en délicatesse
Enveloppés dans un voile
Arriva un charmant bandit
Qui prit sa plume et la séduit
Par ses mots d'amour
Distillés au fil des jours

Le bandit vint à sa belle
Ils s'offrirent de doux moments
Qu'elle garda précieusement
Comme une pluie d'étincelles
Mais le bandit était de grand chemin
Profitant de son absence
Il chercha d'autres moyens
D'entamer de nouvelles romances
Il n'eut pas à aller loin
L'attendait une belle salope
Une sorte de Penelope
Ensemble ils allaient bien
Les histoires d'amour elle aimait défaire
De la sienne il n'avait que faire
Il n'en fallut pas plus
Pour que la princesse ne compte plus
Mais la princesse avait oublié d'être cone
Attentive elle avait senti le vent tourner
Sur le net plus rien ne l'étonne
Le moment venu elle a questionné
Le bandit était aussi marin
Naviguant sur un radeau de fortune
Préférant fuir au changement de lune
Plutôt que de saisir sa main
Piétinant ses souvenirs
Il prit les jambes à son cou
Ils n'avaient pas d'avenir
Ils n'ont plus de passé, c'est tout
Tout cela n'est pas grave
Il reste en sa bouche un goût suave
….
Mais la nuit elle reste éveillée
Elle regarde les rivières pourpres couler
Dans ses veines et l'assaille une peur qu'elle n'ose s'avouer
non! pas ça...et s'il l'avait empoisonnée?
13 février 2008
Déclaration
Je l'aime...pour son grain de folie
Je l'aime, pour la magie qu'il met dans ma vie
Je l'aime parce que je suis belle dans ses yeux
Je l'aime parce qu'il est beau comme un Dieu
Je l'aime parce qu'il est doux comme un ange
Je l'aime, pour sa voix qui me berce et m'enchante
Je l'aime, pour ses désirs, ses soupirs, son plaisir...
Je l'aime, pour ses mains qui me caressent
Je l'aime, pour ses lèvres posées sur les miennes
Je l'aime pour sa peau, douce comme le velours
Je l'aime pour ses mots d'amour, glissés à mon oreille
Oui...je l'aime pour toutes ces choses, et beaucoup plus encore! et c'est doux de l'aimer, c'est doux d'être aimée de lui, c'est doux de crier dans ses bras
Je l'aime...tout simplement parce qu'il est Lui
12 février 2008
...
Voilà, j'ai perdu toute inspiration
A m'enivrer de sa voix chaque jour
Son écho me nourrit de ses mots de velours
Et je reste perdue, les yeux fixés sur l'horizon
Lorsque nos peaux se sont touchées
Lorsque nos doigts se sont noués
C'est si difficile d'écrire sur la toile
C'est comme se cacher derrière un voile
Les mots d'amour sont si doux
Lorsqu'ils sont dits dans un murmure
Glissés entre deux baisers dans le cou
Lorsqu'il soupire, il me capture
Oui, j'ai perdu toute inspiration
A quoi bon écrire des brouillons
Des mots d'amour, des mots de feu
Que bientôt il pourra lire encore dans mes yeux
Ou alors...peut-être comme un cadeau
Déposer ici ces quelques mots, si doux à écrire
En attendant de les souffler sur sa peau,
En attendant sa voix, ses rires, puis ses soupirs
11 février 2008
L'empire des sens
Prisonnière d'un corps qui respire
Le désir de frissons sans cesse m'attire
Vivre pour aimer, toucher le ciel
S'abandonner au plaisir, c'est là mon essentiel
Espérer un jour toucher sa peau
La caresser jusqu'à m'en imprégner
Glisser ma main dans son dos
Rêver de lui et ne jamais me réveiller
Enfin goûter le sel à son cou
Dans la fièvre, s'aimer comme des fous
M'enivrer de son miel dans ma bouche déversé
Et tendrement à ses lèvres le partager
Entendre ses soupirs, ses suppliques
Me soumettre à ses formules magiques
N'écouter que sa voix lorsqu'il m'emmènera
Dans un monde parallèle où les autres n'existent pas
Voir son regard sur moi se poser
Lire dans ses yeux ce que je n'osais espérer
M'émerveiller de son corps qui sera mien
Lorsque le miroir de mon âme sera sien
Sentir autour de moi son parfum
En reconnaître les fragrances
Lorsque nos corps ne feront qu'un
Commencera alors la plus belle des danses
Aujourd'hui
Envie de rien...
Dehors, il pleut, il mouille
c'est la fête à la grenouille
j'aurais préféré une rime plus coquine
mais en ces lieux doux, ce serait une...épine
Coup de palu du matin
je vous le dis: envie de rien!
ou alors...retourner sous mes draps
pour jouer avec mes doigts !









