06 septembre 2009
The End
Voilà un peu plus de 18 mois, j'ouvrais cet espace, j'entamais la culture de ce jardin. J'y ai semé ce qui faisait ma vie; mes coups de spleen, mes joies, mes envies, mes folies. Et puis parce que je suis curieuse de tout ce qui m'entoure, je suis allée visiter d'autres jardins. J'y ai fait de belles rencontres, j'ai eu de belles émotions, partagé les plaisirs qui nous rassemblent, ceux qui rendent la vie belle.
A l'époque, j'avais besoin de cet exutoire. Besoin de me délester du poids de mes envies, de mes angoisses, et parfois de mon vague à l'âme. Aujourd'hui, il me semble en avoir fait le tour. Je vais donc refermer la porte en douceur, sans faire de bruit... si je reviens, poussée par le manque ou le besoin de déverser à nouveau mes petits riens, la porte sera peut-être difficile à ré-ouvrir...alors je la forcerai un peu, dans l'espoir qu'elle grince, qu'elle gémisse. Vous saurez alors que Chimères est revenue...
D'ici là, prenez soin de vous, et n'oubliez pas de vivre!
25 août 2009
Trois belles découvertes
Il m'arrive parfois, lors de mes errances virtuelles, de faire de bien belles découvertes. Et lorsqu'elles sont de cette qualité, je ne peux résister à l'envie de vous les faire connaître...même si certains d'entre vous les connaissent peut-être déjà...
J'ai aimé lire les correspondances maîtrisées de e et M. J'ai apprécié l'humour, l'esprit, le verbe, et bien sûr, la nature des relations de ce couple qui donne libre court à ses envies.
Je me suis passionnée pour certains récits du blog LIBidos en LIBerté, qui rescelle de jolies perles, écrites par des plumes différentes mais toujours talentueuses. J'ai particulièrement aimé celle d'Eurydice, dont la sensualité correspond étrangement à la mienne... Mais j'ai été aussi très émue par la correspondance intime de deux soumises américaines, traduite par Lady M. Elle permet de mieux comprendre cet univers. Certains propos peuvent déranger, voire choquer. Il faut se garder de porter un jugement, mais simplement se laisser attendrir par cette forme de sincérité.
Bonnes promenades!
Enfin, peut-être le plus étonnant, le plus divers, une sorte de carnet de voyage érotique, m'a plu pour sa richesse, et une fois encore, pour la qualité d'écriture de Chut! Chut, c'est ainsi que signe cette jeune femme, et on a envie de lui obéir, de faire silence, pour se laisser porter par l'atmosphère exotique de son jardin. Une belle sensibilité, des paysages qui me sont chers, un univers où j'aime flâner, en un mot, un lien attachant...
27 juin 2009
Lecture sensuelle
Je vous parlais dernièrement de mes lectures érotiques, et de la déception qui fût la mienne à la découverte de l'anti-Justine.
Le livre que je viens de refermer me l'a fait très vite oublier: Gamiani, ou deux nuits d'excès est un ouvrage attribué à Alfred De Musset. Attribué car il subsiste une part d'ombre autour de ce ravissant récit libertin. George Sand y aurait également contribué. J'ai eu quelques difficultés à me le procurer. Bien que souvent réédité, il est introuvable en librairie (pour l'instant, en tout cas!) Je l'ai déniché sur un site bien connu, où des particuliers comme des professionnels vendent tout et n'importe quoi. En l'occurence, ce ne fût ni l'un, ni l'autre, mais un exemplaire de 1976 du précieux livre. La photo que vous voyez là ne correspond pas à mon exemplaire. Je l'ai choisie en raison des gravures qu'elle représente. Dès l'origine, Gamiani comportait des gravures érotiques comme celles-ci. Au fil du temps, de nouveaux artistes ont traduit de leur crayon les mots sulfureux de Musset.
Je me suis laissée envahir par la volupté et la sensualité qui se dégagent tout au long du récit. Le verbe est élégant, jamais vulgaire, et pourtant ô combien précis!
Par une nuit d'excès, un homme vole l'innocente vertu d'une jeune fille, mais il doit la partager avec une autre femme, Gamiani. Au petit matin, un sentiment de culpabilité l'étreint, mais la jeune fille semble ne rien regretter de sa nuit de débauche. Bien au contraire...
Son amant amoureux assiste impuissant au redoutable travail de séduction de la Comtesse. Très vite, il comprend qu'il ne pourra pas la retenir, que les caresses de sa rivale surpasseront toujours les siennes aux yeux de celle qu'il aime. Gamiani enflamme par ses récits passionnés. Elle est l'excès, qu'elle pousse à son paroxysme au bout de la deuxième nuit, au bout de sa folie...
Gamiani ou deux nuit d'excès est un livre flamboyant, qui je l'avoue, a fait naître en moi un étrange désir...
26 mai 2009
Vivent les papouilles!!!
Hier (J-4), je me suis offerte une journée détente, une journée papouilles, une journée douceur. ça ne m'arrive pas souvent, mais là, j'avais envie de me faire plaisir, toute seule, en égoïste...pour autant, ce n'était pas un plaisir solitaire!
Je suis allée aux thermes romains, là où nous avons passé ensemble de délicieux moments, et je me suis prélassée au hammam, au sauna, dans la piscine glacée, dans les bains à remous... je me suis faite cramer bronzer au bord des bassins, bref, bonheur total.
Mais zecherryonzecake, fût cette heure et demie passée entre les mains expertes d'une ravissante jeune femme. OK, fantasmez pas trop, elles étaient expertes, mais pas baladeuses les mains...dommage, d'ailleurs!
Je suis entrée dans une salle au décor et à la musique zen, et je me suis mise nue avant d'enfiler le string en papier que Rosita venait de me donner (là, je devrais vous mettre la chanson de Polnareff - Rosita- mais Deezer me joue des tours et ses voix me sont devenues impénétrables...si quelqu'un peut me donner des combines...merci)... j'en étais où...
ah oui! le string en papier! ... c'est un concept, le string papier: conçu pour aller à tout le monde...de la taille 36 à la taille 54...mais surtout 54. Donc, faut visualiser la dame, (c'est moi la Dame, suivez s'il vous plait!), avec, certes, un céans rebondi, mais juste comme qu'il aime, affublée d'une chose infâme en papier rose, avec une ficelle coincée entre les fesses...mais une ficelle qu'aurait du mou, voyez...je pouvais dérouler du cable! c'est simple, on aurait dit un dragueur de mines!...et devant...pfff! ben ça flottait! c'est simple, on aurait dit un filet de pêche...(le premier qui me dit pour aller à la pêche à la morue est viré)
Donc, je fais une parenthèse ici...oui, j'aime bien les parenthèses, pour demander la suppression pure et simple du string papier. Déjà, parce que ça sert à rien, et qu'au lieu de cacher ce qu'on ne saurait voir, ça attire au contraire l'attention, en même temps que le ridicule!
Mais bon, c'était pas le sujet... je me suis allongée sur le ventre et sur le lit de massage, et Rosita a commencé son oeuvre. Je ne vais pas protester, c'est moi qui avait demandé...mais le gommage au sucre et fruits rouges...je ferai plus. Parce que franchement, payer aussi cher pour passer sa peau au papier de verre gros grain...faut quand même être un peu maso! même si le papier de verre sent bon! Surtout que Rosita, elle devait être un peu sadique, parce qu'elle en avait rien à faire que je sois chatouilleuse des pieds! Même qu'elle a insisté, la garce!
Ma grand mère, qui disait plein de trucs plus ou moins intelligents, disait qu'il fallait souffrir pour être belle... belle, je sais pas, mais faut avouer qu'après, j'avais la peau douce comme un bébé! et sucrée comme une barbe à papa...
Elle disait aussi que toute peine mérite récompense... et là, je dois avouer que la récompense fût à la hauteur! Chaque parcelle de ma peau fût caressée, palpée, modelée par les mains douces de Rosita. Lorsqu'elle s'est occupée de mon dos, mon péché mignon...je me suis endormie! Oui, je sais, c'est pas malin, mais c'était tellement bon!
Côté face, j'ai aimé qu'elle masse mes tempes, mes cheveux...jusqu'au frisson! J'ai enregistré ses gestes, mémorisé les pas de danse de ses doigts, pour les reproduire...parce que les massages, c'est comme le plaisir, j'aime autant en donner qu'en recevoir...
J'ai bien conscience que ce billet n'a aucun intérêt... mais finalement...ben... je m'en fous :o)
29 avril 2009
L'homme qui m'aimait tout bas
Non, je n'ai pas d'amoureux transi... pas d'homme qui m'aime en secret.
L'homme qui m'aimait tout bas est le nouveau livre d'Eric Fottorino
dans lequel il raconte le départ tragique mais volontaire de son père. Plus que son départ, c'est de Lui dont il parle. Ce livre est bouleversant d'humanité, sincère et ... bien écrit.
J'y ai découvert cette phrase de Montherlant, magnifique:
Ce sont les mots qu'ils n'ont pas dits qui font les hommes si lourds dans leur cercueil
Oui... un livre qui aide à réfléchir, sur la nécessité absolue de donner un sens à sa vie. Un livre qui nous rappelle aussi la fragilité du bonheur et de la vie.
Jamais larmoyant, mais toujours émouvant. J'ai aimé...
12 mars 2009
A méditer...
Le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y céder. résistez et votre âme se rend malade à force de languir ce qu'elle s'interdit.
Oscar Wilde - Le portrait de Dorian Gray. (1891)
Difficile de faire constat plus lucide! Réalité de tous temps... Combien d'années faut-il à chacun pour admettre et accepter cette réalité? Faites vous partie de ceux qui préfèrent rendre malade leur âme, ou de ceux qui cèdent à la tentation sans résistance?
04 février 2009
Belle découverte
Je découvre avec un plaisir croissant le premier roman d'un auteur de talent: Jean-Baptiste Del Amo.
Dans son livre, Une éducation libertine, ce jeune homme de 26 ans fait preuve d'une étonnante maturité. Mais par dessus tout, je suis soufflée par la flamboyance de sa plume. Il exhume des trésors de la langue française, des richesses de métaphores, des perles d'élégance. Dès les premières pages, j'ai été cueillie par la précision chirurgicale de ses descriptions. Del Amo s'emploie à planter le décor, à plonger son lecteur dans ce décor, à lui en faire respirer les odeurs, ressentir l'atmosphère. Et justement, c'est assez dérangeant. Comme pour s'excuser par avance, on peut lire trois lignes de Gabrielle Wittkop, comme une justification: Mais pourquoi parler avec tant d'obstination de ces fressures?...Simplement parce qu'elles sont en nous, le jour et la nuit.
L'histoire se déroule entre Quimper et Paris, en 1760; Dans cette France où se côtoient la misère et la crasse des bas-fonds, et le raffinement des salons. La mort et la décomposition des corps sont exposés sans complaisance, comme pour démontrer l'inexistence de Dieu, et justifier tous les excès de la vie.
L'histoire n'est pas sans rappeler Les liaisons dangereuses, par la préciosité du verbe, même si l'intrigue est bien différente.
Un texte sensuel qui ne laisse pas insensible. L'histoire de l'ascension puis de la chute d'un homme asservi par la chair... Fascinant et dérangeant!
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